Marie-Féroce 5 : bouquet (de galères) final

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On touche au but.
On repart pour Paris dans deux heures.
On doit encore capturer Marie-Féroce et finir le ménage.
Jean-Véto est dans un abri anti atomique pour être certain qu’on ne vienne pas lui demander un coup de main.
J’ai un plan (il parait).

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Marie-Féroce n’a pas dit son dernier mot

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Résumé des épisodes précédents :
On est parti en vacances avec le chat.
Elle pète les plombs.
On est parti chercher du renfort. Lire la suite

Et si on tentait de partir en vacances (avec le chat) ?

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Tout a commencé par un constat simple : le chat est sous Prozac (longue histoire), on ne peut pas stopper le traitement et on est les seules à pouvoir le lui donner donc on n’a pas le choix : on l’emmène avec nous. Cette année ce sera donc une semaine à Biarritz suivie d’une semaine à Bayonne. Avec le chat. Lire la suite

Si MacGyver avait connu le Nutella…

ATTENTION : les cascades qui vont suivre ont été réalisées par des professionnelles. N’essayez pas de les reproduire chez vous.

Tu es tranquillement installée chez une amie pour manger des sushis quand soudain, le chat d’un voisin se pointe sur le balcon et fait tomber le paquet de cigarettes sur le toit d’une véranda 5 étages plus bas

Réaction normale (en plus de vouloir envoyer le chat rejoindre le paquet de cigarettes, je veux dire) :
« Il est tôt, on va descendre sonner chez eux pour le récupérer. »

Et c’est à ce moment que tu découvres que le petit immeuble paisible dans lequel vit ta pote n’est peut-être pas si paisible que ça :
— NON !! SURTOUT PAS ! L’autre jour des voisins ont fait tombé de l’eau sur la veranda. Le mec leur a fait payer un nettoyage.
— Pour de l’eau ? Genre…. De l’eau ? Comme de l’eau de pluie donc…. (et si, par hasard, vous ne l’aviez pas encore dans la tête » rien que de l’eau, de l’eau de pluie, de l’eau de là-haut »…)
— Oui ! Pour de l’eau ! Il va hurler…

Résumons-nous :
3 filles
2 aimeraient fumer
1 voudrait surtout que personne ne sache jamais que ce paquet est tombé sur cette véranda.
0 possibilité d’aller sonner comme des personnes civilisées pour s’excuser et récupérer notre bien.

Mode MacGyver : ON

Le plan (on en est à échafauder un plan…) :
Accrocher un truc qui colle à de la ficelle, le descendre par le balcon, le déposer sur le paquet et remonter le tout.
(Les plans, ça paraît toujours TRES simple en théorie.)

— Tu as de la ficelle chez toi ?
— Heu… Non.
— Même pas de la ficelle à rôti ?
— Ah si !
— Cool ! Il nous faudrait un truc qui colle bien. Tu as du double-face ?
— Oui !

Impossible de mettre la main dessus.
Pas grave, on va trouver autre chose !
(C’est le moment où il aurait fallu renoncer mais… Non)

— Tu as des bandes de cire ? Ou de la cire en pot ?
— Non. Je m’épile pas, je me rase.
— Merde.

Et alors que le plan est sur le point de tomber à l’eau (et vraiment, il aurait fallu. Mais non. Toujours pas.)
— Je sais ! Du caramel !
— TOP ! Mais… J’en n’ai pas…
— Pas grave, on va en faire. Il faut juste trouver sur quoi on va le tartiner. (Sachez donc qu’une boîte vide de Bounty glacés, remplie de pom’potes pour bien alourdir le tout, fait PARFAITEMENT l’affaire.)

Et d’un coup, c’est l’emballement.
On attache la boîte de Bounty au bout de la ficelle. On y étale le caramel FAIT MAISON tout spécialement pour l’occasion. (C’est à ce moment précis que les élèves dépassent le maître : MacGyver sait construire une fusée avec un trombone et un suppositoire mais sait-il faire du caramel ? Je vous le demande.)
Souci : le caramel durcit avant d’atteindre la véranda.
On recommence en en étalant plus. Mais ça durcit toujours aussi vite.
Il nous faut autre chose !
Ok, mais quoi…?
MAIS OUI ! C’est tellement évident…
DU NUTELLA !
(Du Nutella ? Sérieusement ? On nous a perdues…)

Nous voilà donc parties à tartiner cette boîte de Bounty d’une épaisse couche de Nutella.
Je rappelle qu’on s’apprête à s’en servir pour repêcher un paquet de clopes sur le toit d’une véranda appartenant à des gens qui ressentent le besoin de la faire nettoyer quand il tombe de l’EAU dessus… (À côté d’eux, Adrien Monk est parfaitement sain d’esprit.)
À cet instant précis, nous avons 12 ans.

Je me lance (c’est à moi qu’incombe la responsabilité de la « pêche »).

Je pêche

Je pêche

Les voisins ne sont pas couchés : il y a de la lumière sous la véranda. Je fais descendre mon… « hameçon » (?) quand soudain, ils décident de sortir le chien dans leur jardin. On se jette presque à plat ventre sur le balcon pour ne pas se faire repérer. Je tiens toujours la ficelle dans la main. Si la personne lève les yeux à cet instant, elle va voir une boîte de Bounty se balancer dans les airs. Heureusement, elle ne le fait pas (va leur expliquer ce que tu es en train de faire…). J’ai l’impression d’être James Bond dans « Pêcher n’est pas jouer ».

MacGyver Bond 007

MacGyver Bond 007

Fin de promenade pour le chien. Les voisins vont se coucher… et éteignent la lumière !
Catastrophe : je ne vois plus rien ! Faites quelques chose ou je vais repeindre la véranda !!
Une des filles me fait de la lumière avec le flash d’un appareil photo (les filles qui ne renoncent jamais…) pendant que celle chez qui nous nous trouvons raconte ce qui se passe sur Facebook. Coup de chance, une de ses amies, qui vit au rez-de-chaussée de l’immeuble d’à côté, lit l’histoire. Son jardin touche celui de Mme et M. Monk : elle sort immédiatement y allumer la lumière pour nous aider.

Je me concentre. Il ne faut pas que je me rate. J’arrête de respirer. Je vise. Et MIRACLE : la boîte tombe pile sur le paquet !!
Je commence à le remonter mais 5 étage c’est haut et il y a du vent… La boîte se balance dangereusement. Je tire sur le fil aussi vite que je peux mais c’est trop tard : un choc contre le mur de l’immeuble décroche le paquet de cigarettes qui retombe, bien entendu, côté Nutella.

Quand je vous le dis, que c'est haut...

Quand je vous le dis, que c’est haut…

Je passe la demi-heure suivante à essayer de le repêcher, avec plus ou moins d’adresse, sans jamais réussir à le décoller du toit…

Le mari de notre pote rentre finalement du sport et nous prend pour des dingues d’avoir tenté une pêche au Nutella…. au lieu de bricoler une pince avec des trombones (non non je le plaisante pas) ! Pince qu’il bricole VRAIMENT sous nos yeux (au final, elle n’a pas trop fonctionné mais quand même !!!)
MacGyver puissance 1000 !

Conclusions :
1/ pardon pour la véranda…
2/ la loi de Murphy vaut aussi pour les paquets de clopes qui retombent côté « Nutella »
3/ je me demande vraiment ce qu’on s’imagine quand on découvre des cigarettes et du chocolat sur le toit de sa véranda…
4/ ma pote a épousé MacGyver

MacGyver

Le mari de ma pote (presque)

PS : En bonus, je vous présente les 3 protagonistes de cette aventure lors de leur toute dernière tentative (avec du double-face retrouvé par le mari, en photo ci-dessus, quand il est rentré).

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