Le métro, c’est comme une boîte de chocolats

Metro_chocolats

  • Avant de se lancer, on regarde sur un papier lequel on veut prendre.
  • Certains sont beaucoup trop alcoolisés.
  • On est toujours content d’avoir le dernier, même si on ne sait jamais sur quoi on va tomber…

 

(Photo : myparisblog.com)

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Bus Greyhound Montréal – New York City : le Koh Lanta d’Amérique du Nord

Vous avez prévu un voyage en Amérique du Nord et vous vous dites que ce serait pas mal de découvrir New York ET Montréal ? Excellente idée !
Vous vous demandez quel moyen de transport choisir pour aller de l’un à l’autre ?
Dans le sens NYC –> MTL : peu importe
En revanche, pour faire MTL –> NYC, assurez-vous une histoire un peu dingue à raconter à votre retour et optez pour le bus Greyhound : 8h de trajet et une forte probabilité de vivre une « petite aventure ». Je l’ai tenté 2 fois : 100% de réussite !

Greyhound

« Montréal – NYC en bus Greyhound » – Aventure 1

Vacances de rêves avec mes 2 meilleurs amis.
Après un petit séjour à NYC pour le Nouvel An et 15 jours passés à Montréal, il est temps de passer la nuit dans le bus pour New-York et de sauter dans l’avion pour Paris au petit matin. Le planning et un peu serré mais largement faisable.
On est 3. Je suis volontaire pour m’asseoir à côté d’un inconnu (de toutes façons je vais dormir). Durant tout le début du trajet, on discute, on plaisante mais on évite de dormir : on sait qu’il va falloir sortir à l’arrivée à la douane US.
La douane justement. Tout se passe bien jusqu’à ce que je donne mon passeport. Et là… L’attente… Le regard suspicieux de l’agent. Je n’ai pas de passeport biométrique et il ne me trouve visiblement pas dans ses fichiers. Le temps passe, ça devient un peu stressant mais je n’ai pas envie de lui montrer, d’autant plus qu’il me regarde comme si j’étais coupable d’un truc alors que j’ai juste envie de dormir (il doit être 1h du matin…).
Au bout de 10 minutes, l’air toujours aussi fermé et suspicieux, il décide enfin de desserrer les dents :

I’m not gonna bite you.

Et moi, sans me démonter, en le regardant droit dans les yeux :

I know.

(En vrai je ne faisais pas trop ma fière mais bon, il a fini par me rendre mon passeport avec un sourire en coin et j’ai pu repartir.)

Il est tard. On est KO. Le bus nous berce. On discute un peu mais on ne veut pas déranger les gens et assez rapidement, chacun écoute sa musique et commence à s’endormir. Je regarde par la fenêtre. On est arrêté sur l’autoroute car il y a un peu de monde donc bien qu’il fasse nuit, je distingue une petite colline enneigée. Je trouve ça joli. Et je m’endors….
Quand je rouvre les yeux, il fait totalement jour et la première chose que je vois, c’est… La jolie colline enneigée…. QUOI ???
Je me retourne pour voir si mes amis dorment et je les trouve tous les deux, totalement catastrophés, les yeux rivés sur moi :

— Ah ça y est, tu es réveillée ! Ça fait 6h qu’on est là et qu’on n’a pas bougé !
— SIX HEURES ??

Sachez donc, mesdames et messieurs que si les Américains sont capables d’envoyer Bruce Willis dans l’espace une fois tous les 15 jours pour détourner un astéroïde qui menace la planète, il leur faut 6 put*** d’heures pour dégager 2 voitures qui se sont rentrées dedans sur l’autoroute !!!
À ce moment-là, on est quasi certains de rater notre avion. Comme il y a le WiFi dans le bus, je demande à mon voisin s’il veut bien me prêter son ordinateur le temps d’envoyer un mail pour prévenir les gens en France, histoire que personne ne s’inquiète. Il me répond alors espagnol :

Oui, bien sûr. Mais attention, c’est un clavier QWERTY que j’ai transformé en clavier espagnol.

Ah oui d’accord. C’est donc un clavier que je ne connais pas trop à la base, transformé en un clavier que je ne connais pas du tout. Je réduis donc mon message au maximum (ça me prend quand même un temps infini) et au moment de renseigner l’adresse mail :

— Excusez-moi, où se trouve le @ ?
— Je ne sais pas, je ne l’ai jamais trouvé… Je cherche sur Google et je fais un copier-coller.

Au final, mon mail est parti, on a passé 13h dans le bus, on a traversé la gare routière de NYC en courant avec nos valises sur la tête pour sauter dans le 1er taxi venu et nous sommes arrivés à l’aéroport… Pour découvrir que le vol était retardé 🙂 Autant vous dire que dans l’avion, on a bien BIEN dormi !!

« Montréal – NYC en bus Greyhound » – Aventure 2

Pourquoi décider de REfaire le trajet en bus ? Parce que pour pas trop cher, tu vas d’un centre-ville à l’autre assez tranquillement. Enfin… Tranquillement…
Tout va bien tant que tu roules côté Canada. Il fait nuit. Tu te laisses bercer… jusqu’à l’arriver à la douane US. Et là, un type monte à bord et HURLE (en anglais, bien entendu) :
« TOUT LE MONDE DEHORS !! Vous prenez passeport et argent et vous laissez tous le reste !! »

L’espace d’un instant, tu as un peu l’impression que tu viens d’arriver à Rikers et qu’un autre type d’attend dehors avec une combi orange. Tout le monde descend et on commence à faire la queue pour le petit interrogatoire classique à base de « Pourquoi venez-vous aux Etats-Unis ? Où allez-vous dormir ? » (OUI quand on le lit, comme ça, c’est très tentant de répondre « dans ton c… » Mais quand t’es sur place, en fait non…).
On attend dans une grands salle que tout le monde soit passé. Il fait jour et les murs sont vitrés. On peut donc voir ce qui se passe dehors. On reconnait alors notre bus qui arrive. Cool ! On va pouvoir repar… Heu… Pourquoi ils sortent tous les bagages ???
Sous nos yeux, les douaniers font des passes de foot US avec nos sacs… Sauf qu’il n’y a personne pour les rattraper et qu’il s’éclatent littéralement les uns sur les autres. Et là tu vois tout de suite à la tête des gens ceux qui ont fait leurs bagages consciencieusement et ceux qui sont plutôt du genre « Mais pourquoi veux-tu que cette bouteille éclate ?? C’est moi qui porte le sac, je vais faire bien attention, ça ira ! ».
Plus le temps passe et plus le chauffeur du bus s’impatiente, se tend. Les coups de fils sur son portable s’enchaînent mais personne ne nous dit ce qui se passe…
On s’approche des vitres pour voir de plus près et là… les mecs sont en train de démonter toutes les trappes. AU TOURNE-VIS !

Hooker

Hooker armé d’un tourne-vis

J’ai tenté de prendre des photos du démontage mais des agents se sont précipités sur nous pour nous interdire de regarder.
Chouchou… Si vraiment on n’a pas le droit de regarder :
1/ Pourquoi venir démonter NOTRE bus devant NOTRE salle ??
2/ ET POURQUOI AVOIR MIS DES VITRES PLUTÔT QUE DES VRAIS MURS ??

Bref, les mecs finissent leur bricolage, embarquent le bus dans un hangar un peu plus loin (à ce stade, je me demande s’ils n’ont pas demandé à Grissom de le passer au luminol) puis reviennent et remettent les bagages dedans. Le verbe « balancer » serait même un peu plus approprié (et je ne pense pas me tromper en affirmant que ces gens n’ont jamais dépassé le 1er niveau de Tetris…)

Plus d’1h plus tard, nous repartons.
Manifestement, en plus d’être nuls en Tetris, les douaniers sont lamentables en Mecano : des morceaux s’ouvrent en route.
Mais bon, au moins on est en route…

(Vous pensiez que c’était fini ? Non non.) 30 minutes plus tard  alors qu’on se dit qu’on est tranquille jusqu’à New York, HOP, un petit ralentissement et voilà que le bus se range sur le côté. On pense d’abord à un arrêt « normal » sur une aire de repos. Les portes s’ouvrent, 2 mecs de la douanes volantes montent à bord et à :
RAISE YOUR HANDS !!

Border-patrol

La « douane-mobile »

Très franchement, je crois d’abord à une plaisanterie. Du coup je me penche dans l’allée et j’essaie de prendre une photo : GROSSE ERREUR !!!
Deuxième salve de « RAISE YOUR HANDS » !
Ok, ok, on « raise », ne vous fâchez pas comme ça.

Toujours en hurlant :

PASSEPORTS !

Forcément, tout le monde baisse les mains pour prendre ses papiers, et là :

RAISE YOUR HANDS !!

Ok, on relève…
À nouveau :

PASSEPORTS NOW !!

Re-baissage de mains….

AND THEN RAISE YOUR HANDS !!!

On a tous l’air très intelligent, vous vous en doutez.
J’aurais presque envie de chanter « Heyyyyy Macarena !! »

Le chauffeur de salle…pardon, le douanier, vérifie les papiers de tout le monde, fait flipper un pauvre québécois en repartant avec sa carte d’identité, puis revient la lui rendre sans rien dire et redescend du bus.
C’est ce moment que je choisis pour prendre tous les risques, me pencher une nouvelle fois dans l’allée au péril de ma vie et prendre LA photo souvenir de cet épisode digne d’un « New York – Police criminelle ».
En exclusivité, voici donc la photo de monsieur, lunettes de soleil à l’arrière du crâne, en pleine intervention :

Douanier_volant

Monsieur « Raise your hands »

QUAND JE VOUS DIS QU’IL FAUT FAIRE MONTRÉAL – NEW-YORK EN BUS !

Et puis une fois sur place, vous pourrez voir des choses comme ça 🙂

New-York_CentralPark

Time-square

New-York_Love

New-York

New-York_mini-snowman

Montreal

Montreal3

Crazy

Saint_Viateur

Montreal2

Des pickpockets sont susceptibles d’agir dans cette note

Photo de marciedip

Photo de marciedip

Vendredi soir.
Assise dans le métro bondé (la ligne 9, encore et toujours…), je suis en train de terminer un excellent polar*. C’est presque le dénouement, la tension est à son comble et autant dire qu’à cet instant, je suis bien plus proche d’un flic sur le point de résoudre une histoire sanglante que d’une nana qui rentre du boulot. À deux doigts de me lever pour relever des empruntes sur la barre du métro.
Malgré tout, une agitation dans la foule attire mon attention. Je tourne la tête vers les portes et je découvre un type accroupi en train de… toucher…? non, de MASSER littéralement, les chevilles et les mollets d’un autre.
Bien… Bien bien bien…
Option A : le mec par terre est raide bourré et tente un plan drague légèrement hasardeux…
Option B : j’ai assisté à exactement la même scène le lundi précédent et il se passe un truc bizarre…

Je tourne à nouveau la tête pour mieux regarder et là, le mec debout à côté de mon siège sursaute. Je précise que ce monsieur se trouve juste derrière le touriste qui vient de gagner un massage gratos.
Je suis légèrement lobotomisée par mon bouquin, donc :
Son sursaut = sortir 1kg de cocaïne sous la truffe d’un chien policier = rentrer dans ma salle de bain alors que je suis sous la douche et que je viens de regarder Psychose
–> ÇA INTERPELLE !

Du coup je fais semblant de continuer mon livre et je tente des petits tests… Je lève la tête en faisant mine de regarder le plan de la ligne 9 et à chaque fois, une des mains à un mouvement de recul. T’es tellement discret, mec…

Et d’un coup, tout s’accélère. Le mec accroupi qui, entre temps s’était relevé, fait tomber une montre au sol et se baisse à nouveau pour la ramasser… Il en profite pour reprendre le massage du touriste histoire de détourner son attention pendant que le mec à côté de moi avance nettement sa main dans la veste du monsieur.
Une dame s’exaspère du manège et finit par râler en demandant ce qui se passe.
Allez comprendre ce qui me prend… Je me lève en braillant :
— Ce monsieur est en train de faire les poches !
Je m’attends à une vague de « oh!! » et de « hannn ! » d’indignation mais non… Ambiance de messe de minuit dans la rame (toujours totalement blindée). Je re tente ma chance, en attrapant le bras de monsieur « pas discret »
— Ce monsieur est en train de lui faire les poches !
Ce ne sont ni plus ni moins que ZÉRO personnes qui viennent me soutenir face à deux mecs qui font 2 têtes de plus que moi. Mais la scène a l’air vachement sympa à regarder : personne ne parle, tout le monde est très attentif. CHOUETTE !

Finalement, monsieur « pas discret » jette le porte-feuille par terre (il avait fini par réussir à choper !) et sort vite sur le quai, suivi de près par monsieur « accroupi ».
Le touriste comprend ENFIN ce qui s’est passé (je ne sais pas si, dans son Lonely Planet, on lui raconte que se faire tâter les mollets est monnaie courante à Paris mais jusque-là, il ne s’était pas vraiment plaint) et ramasse son bien.
C’est à ce moment-là que la dame qui avait râlé décide de m’aider un peu dans ma croisade (bon, c’est trop tard, mais merci, vous êtes la seule) :
— Monsieur lâchez ça ! C’est à vous ce porte-feuille ?! À qui vous l’avez pris ?!
— Heu… Oui mais non.. C’est le sien…
— Aaaaah….. C’était l’autre le voleur ?!? Bah c’est fou ça, mademoiselle, j’avais rien compris…
— Je vois ça…

Conclusions :

  • La RATP ne propose pas de forfait « zones 1 et 2 + massage détente » (seul le sauna est offert à l’ensemble des usagers durant les mois d’été) donc si un mec vous tripote les jambes, jetez un coup d’oeil derrière vous, on ne sait jamais…
  • … Et si vous voyez que c’est en train d’arriver à quelqu’un d’autre que vous, soyez sympa : dites un truc. 😉
  • Merci à Olivier Norek d’avoir opté pour un polar : je pense que j’aurais été un peu moins « attentive » (nerveuse ? au bord de l’attaque cardiaque ?) s’il avait écrit une aventure de « Petit ours brun ».

Code93

*Code 93 de Olivier Norek. Un vrai bon polar dans lequel il est question d’un cadavre pas vraiment mort, d’un décès par auto combustion plus que suspecte et du quotidien de la SDPJ 93. Le fait que le tout soit écrit par un lieutenant de police rend l’histoire ultra réaliste. Je ne peux que vous le conseiller !

Les paris sont ouverts (et à consommer dans les 2 jours après ouverture…)

3 garçons sur la ligne 9.
Totalement 1er degré.
Malheureusement, j’ai manqué le début de la conversation mais je partage tout de même ce petit morceau avec vous :

— Je te parie 1 tranche de jambon que c’est ça !
— Et moi, 2 tranches de jambon et du fromage !
— Vous êtes malades ?

Apparemment, les usagers de la ligne 9 aussi connaissent la crise…
Une question subsiste tout de même :
Jambon

Si MacGyver avait connu le Nutella…

ATTENTION : les cascades qui vont suivre ont été réalisées par des professionnelles. N’essayez pas de les reproduire chez vous.

Tu es tranquillement installée chez une amie pour manger des sushis quand soudain, le chat d’un voisin se pointe sur le balcon et fait tomber le paquet de cigarettes sur le toit d’une véranda 5 étages plus bas

Réaction normale (en plus de vouloir envoyer le chat rejoindre le paquet de cigarettes, je veux dire) :
« Il est tôt, on va descendre sonner chez eux pour le récupérer. »

Et c’est à ce moment que tu découvres que le petit immeuble paisible dans lequel vit ta pote n’est peut-être pas si paisible que ça :
— NON !! SURTOUT PAS ! L’autre jour des voisins ont fait tombé de l’eau sur la veranda. Le mec leur a fait payer un nettoyage.
— Pour de l’eau ? Genre…. De l’eau ? Comme de l’eau de pluie donc…. (et si, par hasard, vous ne l’aviez pas encore dans la tête » rien que de l’eau, de l’eau de pluie, de l’eau de là-haut »…)
— Oui ! Pour de l’eau ! Il va hurler…

Résumons-nous :
3 filles
2 aimeraient fumer
1 voudrait surtout que personne ne sache jamais que ce paquet est tombé sur cette véranda.
0 possibilité d’aller sonner comme des personnes civilisées pour s’excuser et récupérer notre bien.

Mode MacGyver : ON

Le plan (on en est à échafauder un plan…) :
Accrocher un truc qui colle à de la ficelle, le descendre par le balcon, le déposer sur le paquet et remonter le tout.
(Les plans, ça paraît toujours TRES simple en théorie.)

— Tu as de la ficelle chez toi ?
— Heu… Non.
— Même pas de la ficelle à rôti ?
— Ah si !
— Cool ! Il nous faudrait un truc qui colle bien. Tu as du double-face ?
— Oui !

Impossible de mettre la main dessus.
Pas grave, on va trouver autre chose !
(C’est le moment où il aurait fallu renoncer mais… Non)

— Tu as des bandes de cire ? Ou de la cire en pot ?
— Non. Je m’épile pas, je me rase.
— Merde.

Et alors que le plan est sur le point de tomber à l’eau (et vraiment, il aurait fallu. Mais non. Toujours pas.)
— Je sais ! Du caramel !
— TOP ! Mais… J’en n’ai pas…
— Pas grave, on va en faire. Il faut juste trouver sur quoi on va le tartiner. (Sachez donc qu’une boîte vide de Bounty glacés, remplie de pom’potes pour bien alourdir le tout, fait PARFAITEMENT l’affaire.)

Et d’un coup, c’est l’emballement.
On attache la boîte de Bounty au bout de la ficelle. On y étale le caramel FAIT MAISON tout spécialement pour l’occasion. (C’est à ce moment précis que les élèves dépassent le maître : MacGyver sait construire une fusée avec un trombone et un suppositoire mais sait-il faire du caramel ? Je vous le demande.)
Souci : le caramel durcit avant d’atteindre la véranda.
On recommence en en étalant plus. Mais ça durcit toujours aussi vite.
Il nous faut autre chose !
Ok, mais quoi…?
MAIS OUI ! C’est tellement évident…
DU NUTELLA !
(Du Nutella ? Sérieusement ? On nous a perdues…)

Nous voilà donc parties à tartiner cette boîte de Bounty d’une épaisse couche de Nutella.
Je rappelle qu’on s’apprête à s’en servir pour repêcher un paquet de clopes sur le toit d’une véranda appartenant à des gens qui ressentent le besoin de la faire nettoyer quand il tombe de l’EAU dessus… (À côté d’eux, Adrien Monk est parfaitement sain d’esprit.)
À cet instant précis, nous avons 12 ans.

Je me lance (c’est à moi qu’incombe la responsabilité de la « pêche »).

Je pêche

Je pêche

Les voisins ne sont pas couchés : il y a de la lumière sous la véranda. Je fais descendre mon… « hameçon » (?) quand soudain, ils décident de sortir le chien dans leur jardin. On se jette presque à plat ventre sur le balcon pour ne pas se faire repérer. Je tiens toujours la ficelle dans la main. Si la personne lève les yeux à cet instant, elle va voir une boîte de Bounty se balancer dans les airs. Heureusement, elle ne le fait pas (va leur expliquer ce que tu es en train de faire…). J’ai l’impression d’être James Bond dans « Pêcher n’est pas jouer ».

MacGyver Bond 007

MacGyver Bond 007

Fin de promenade pour le chien. Les voisins vont se coucher… et éteignent la lumière !
Catastrophe : je ne vois plus rien ! Faites quelques chose ou je vais repeindre la véranda !!
Une des filles me fait de la lumière avec le flash d’un appareil photo (les filles qui ne renoncent jamais…) pendant que celle chez qui nous nous trouvons raconte ce qui se passe sur Facebook. Coup de chance, une de ses amies, qui vit au rez-de-chaussée de l’immeuble d’à côté, lit l’histoire. Son jardin touche celui de Mme et M. Monk : elle sort immédiatement y allumer la lumière pour nous aider.

Je me concentre. Il ne faut pas que je me rate. J’arrête de respirer. Je vise. Et MIRACLE : la boîte tombe pile sur le paquet !!
Je commence à le remonter mais 5 étage c’est haut et il y a du vent… La boîte se balance dangereusement. Je tire sur le fil aussi vite que je peux mais c’est trop tard : un choc contre le mur de l’immeuble décroche le paquet de cigarettes qui retombe, bien entendu, côté Nutella.

Quand je vous le dis, que c'est haut...

Quand je vous le dis, que c’est haut…

Je passe la demi-heure suivante à essayer de le repêcher, avec plus ou moins d’adresse, sans jamais réussir à le décoller du toit…

Le mari de notre pote rentre finalement du sport et nous prend pour des dingues d’avoir tenté une pêche au Nutella…. au lieu de bricoler une pince avec des trombones (non non je le plaisante pas) ! Pince qu’il bricole VRAIMENT sous nos yeux (au final, elle n’a pas trop fonctionné mais quand même !!!)
MacGyver puissance 1000 !

Conclusions :
1/ pardon pour la véranda…
2/ la loi de Murphy vaut aussi pour les paquets de clopes qui retombent côté « Nutella »
3/ je me demande vraiment ce qu’on s’imagine quand on découvre des cigarettes et du chocolat sur le toit de sa véranda…
4/ ma pote a épousé MacGyver

MacGyver

Le mari de ma pote (presque)

PS : En bonus, je vous présente les 3 protagonistes de cette aventure lors de leur toute dernière tentative (avec du double-face retrouvé par le mari, en photo ci-dessus, quand il est rentré).

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