Road trip en Grèce étape 2 : conduire (pas piloter ou faire des cascades. Non. Juste conduire)

Petite-aventure-conduire-Grece

La conduite grecque, cette version moderne de la sélection naturelle…

C’est le premier trajet du séjour. On est juste heureuses d’avoir ENFIN une voiture et on découvre un peu les « us et coutumes » (genre : les feux rouges sur l’autoroute PAR EXEMPLE)…
On va encore dire que je pinaille mais, quand on parle de « bande d’arrêt d’urgence », il s’agit bien d’une voie dans laquelle on peut « s’arrêter en cas d’urgence », on est d’accord ?
Eh bien figurez-vous que pas du tout. Loin de là, en plus. C’est en fait la voie sur laquelle le mec de derrière vous force à rouler pour vous doubler parce qu’il a la flemme de se déporter à gauche. Et ce, même quand il n’y a qu’une seule voie (et qu’on ne peut normalement PAS doubler). Même quand d’autres voitures arrivent d’en face. Même quand elles sont elles-mêmes en train de se doubler. En gros, tu passes à 4 au lieu de 2 et tu serres les fesses en regrettant le temps où ton seul souci était de réussir à louer cette foutue bagnole ! C’est un peu la politique du « fais comme tu veux, tant que ça passe ». Et si l’on en croit le taux de mortalité sur les routes grecques, ça ne passe pas toujours… Autant vous dire que tous les 2 kilomètres, je vois la fin de ma vie arriver. Et les maisons miniatures présentes tous les 30 mètres sur le bas côté en hommage aux personnes mortes à ces endroits ne m’aident pas vraiment à me détendre. Mais bon, au bout d’un moment, je finis par m’y habituer et je roule en permanence dans cette fameuse voie que je propose de renommer « bande où ne surtout pas t’arrêter si t’es en panne car en gros, t’es au milieu de la route et tu vas y laisser ta vie » (c’est plus long, mais plus clair).

Et puis assez rapidement, il n’est plus question de doubler qui que ce soit : sur les 145 km de trajet qu’on doit faire, il y a 130 km de travaux. CENT TRENTE KILOMETRES ! Sur UNE voie. Entre 2 rangées de plots (j’aimerais beaucoup connaitre leur budget plots). D’un coup, tu comprends pourquoi ton GPS t’annonce 2h30 pour faire 140 bornes sur une autoroute… Avec des mecs derrière toi qui pètent les plombs parce que t’es la seule personne du pays à respecter la limitation de vitesse et qu’il n’y a pas moyen de te forcer à rouler sur la « bande où ne surtout pas t’arrêter si t’es en panne car en gros, t’es au milieu de la route et tu vas y laisser ta vie » vu qu’il n’y en a pas.
À la fin, je n’en peux tellement plus que je me retiens de m’arracher les yeux à la cuillère à melon.
On finit par arriver. En vie. En un seul morceau. Une question nous turlupine un peu quand même : quand aucun panneau ne nous indique la vitesse autorisée, on doit rouler à combien ? On pose la question à l’un de nos hôtes Airbnb. Sa réponse est, assez logiquement, à l’image de la conduite :

— Parfois 60, parfois 90. Mais tu peux rouler plus vite, c’est comme tu veux.
— C’est pas vraiment comme je veux, je vais plutôt suivre les limitations…
— 25 km/h au dessus, tu peux y aller.
— Je ne préfère pas, il y a plein de radars…
— (rire sincère) Jusqu’à 25 km/h au dessus, ils ne font rien… La police non plus.
YOLO !

Du coup, on re pose la question à un autre grec, au cas où :
— La bonne vitesse, c’est quand tu te sens en sécurité. Fais comme tu veux.

Perso, y’a 2 ou 3 endroits où, même à l’arrêt, je ne me sens pas super en sécurité, je vous le dis comme je le pense, les mecs… Quand je pense qu’à l’aéroport, t’es accueilli par ce genre de pub, façon « Attention sur les routes, nous on roule bien alors faites-en autant » :

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Mais assez rapidement, grâce au GPS (que nous appellerons Jean-Jacques pour plus de facilité), je n’y pense PRESQUE plus : on a d’autres chats à fouetter tellement il se plie en quatre pour… « animer nos journées » dirons-nous !

Au début, très franchement, je me demande s’il n’a pas un souci. Un vice caché. Ou alors on a téléchargé une carte de 1978 :

  • L’interface n’est clairement pas prévue pour prononcer les noms grecs et annonce régulièrement des onomatopées totalement incompréhensibles (mais en vrai, c’est très drôle)
  • Quand on renseigne « centre-ville », on se retrouve sur un terrain vague, entre 2 épaves de bateaux et il annonce « vous êtes arrivés à destination ». (Clairement, Jean-Jacques : non.)
  • Il nous fait emprunter des routes qu’on appellerait plus volontiers « chemin de terre uniquement praticable en tracteur 4×4 »
  • Il nous fait emprunter des routes suffisamment étroite pour qu’on se demande si un VELO peut y passer (et elles ne sont même pas à sens unique. Je vous laisse imaginer les sueurs froides à l’idée de croiser quelqu’un dans l’autre sens et de devoir tout se faire en marche arrière…)
  • Le moindre trajet de 30km est annoncé en plus d’une heure. Même sans travaux sur le chemin. Je… Pardon !? (Mais on apprendra par la suite que sur ce point, Jean-Jacques est dans le vrai.)

Malgré tout, tout se passe plutôt pas si mal jusqu’à cette fameuse journée…

TO BE CONTINUED !
(et c’est pas pour faire durer le suspense : c’est juste parce que je sais très bien que si c’est trop long, vous ne lirez pas !)

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2 réflexions sur “Road trip en Grèce étape 2 : conduire (pas piloter ou faire des cascades. Non. Juste conduire)

  1. La loi du plus fort ! On a halluciné en Crète mais c’était vraiment drôle aussi. Même quand les moutons traversaient sans prévenir 🙂
    Une fois, sur l’autoroute, file de gauche, je double une voiture puis je me fais doubler entre les 2 files ! Là j’ai flippé !

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