J’irais bien refaire un tour du côté de chez Dark

Capture d’écran 2014-02-14 à 14.02.30

Soyons honnête, je suis loin d’être fan de la première heure de Star Wars. Il y a 2 mois, je n’avais vu qu’un seul des 6 films (l’épisode I…). J’étais capable de distinguer les Ewoks des Troopers tout en faisant une petite blague sur « Je suis ton père. » mais je pensais sérieusement que Harrison Ford jouait Luke Skywalker…
Rassurez-vous, depuis, c’est bon, je suis à jour ! (En même temps, si je voulais me sentir un peu plus concernée par cette expo que par une rétrospective des Feux de l’Amour à travers les âges, j’avais intérêt…).

À peine arrivée, c’est la bonne surprise. On s’équipe en oreillette et « bracelet intelligent » : ça promet d’être interactif. (En vrai, j’aurais adoré qu’on me prête un sabre laser mais en même temps, je n’aurais plus rien suivi de l’expo…)
Dès les premières salles, c’est vraiment chouette (oui, je fais partie de ces gens qui utilisent le mot « chouette » quand un truc leur plait vraiment) : les personnages grandeur nature, des croquis, des vaisseaux, les costumes, des anecdotes et explications dans l’oreillette (pas en permanence non plus, hein !), des animations sur tablettes pour présenter les personnages… Et ça continue comme ça pendant toute l’expo. Je suis tellement plongée dans l’univers des films que c’est à peine si je suis surprise de croiser Dark Vador et des troopers faisant leur ronde au milieu des visiteurs.

Yoda

R2D2

Trooper

JarJar

Vador

Vaisseau

Un autre intérêt de l’expo réside dans le fait de pouvoir créer son propre personnage. De salle en salle, à l’aide du bracelet, vous définissez qui vous êtes, ce qui vous caractérise, quelles sont vos valeurs, vos envies, etc… Et à la fin, on vous envoie tout par mail. C’est bien fait, et franchement amusant. Mon seul souci c’est que du coup, j’ai un peu envie de tout faire en courant pour découvrir mon personnage… Oui oui, c’est bien moi la nana qui ne connaissait rien il y a 2 mois et qui devient donc totalement hystérique quand on lui fait miroiter le fait d’être un Jedi… À ce rythme-là, après la prochaine la diffusion des Indiana Jones, vous allez me retrouver en train de voyager directement sur le toit du métro pour aller bosser !
Et donc…. Me voilà !

Caroline_jedi

TROOPERS

Salut les mecs !

Toutes les infos sur l’expo, c’est par ici : http://www.starwarsidentites.com/

 

PS : j’avais emmené Eyestories avec moi 😉

Eyestories

Ma sœur, quelque part entre Géo Trouvetou et Jérôme Bonaldi

Voici comment se passe une après-midi d’été classique chez mes grands-parents, en Corrèze…

Protagonistes :

  • Mon cousin : 14 ans
  • Ma soeur : 5 ans
  • Nos copains : entre 10 et 14 ans
  • Moi : 10 ans
  • Ma grand-mère : l’âge d’une grand-mère

Déroulé de l’après-midi :

  • Température : beaucoup trop élevée
  • Temps pour décider de nous emmener tous les 3 nous baigner à l’étang du village : 2 minutes

Chamboulive_etang

  • Enfilage des maillots de bain : 10 secondes
  • Enfilage de mon bonnet de bain (oui, c’était moi le crâne d’oeuf qui n’avait pas le droit de mettre ses oreilles dans l’eau) : 25 minutes
  • Cheveux arrachés en mettant le bonnet : 4 millions
  • Enfilage des brassards de la petite sœur : 5 secondes
  • Temps pour rentrer dans l’ea… : on y est déjà
  • Nombre de personnes qui nous surveillent : 100 (concrètement, il n’y a pas 20 km de plage et tout le monde se connaît ou presque, donc tout le monde surveille tout le monde)
  • Sauts du plongeoir (oui c’est un étang de village mais on a quand même un plongeoir !) : 57
  • Poiriers sous l’eau : 389
  • Nombre de personnes qui m’appellent « crâne d’œuf » : zéro (mon cousin est grand et il n’est jamais bien loin…)
  • Parts de gâteau au yaourt (fait par mamie) mangées : le gâteau complet y passe
  • Temps nécessaire à ma sœur pour élaborer une idée lumineuse, toute seule de son côté, du haut de ses 5 ans : 10 secondes

Geo_Trouvetou

  • Retrait des brassards, discrètement, l’air de rien : 1 milliseconde
  • Enfilage des brassards aux CHEVILLES (elle est LÀ, l’idée lumineuse) : 1 milliseconde (on est toujours très rapide quand il s’agit de faire une connerie…)
  • Course sur l’eau pour aller le plus loin possible en marchant dessus avant de se faire engueuler (parce qu’au fond, elle sait bien que c’est une connerie. Sinon, pourquoi les parents s’obstineraient à TOUJOURS coller ces trucs aux bras, franchement ?) : 5 secondes ? A peu près… Si on compte large…
  • Renversement, triple lutz plongé et suite de la marche avec toujours les pieds sur l’eau MAIS le reste du corps un peu moins : 1 seconde
  • Trouille de sa vie : 1 seconde
  • Se faire sortir de là par un des copains qui se trouve juste à côté d’elle : immédiatement

Conclusion :

Apparemment, je ne suis pas la sœur de Jésus. C’est con, elle aurait pu multiplier les gâteaux au yaourt…

Bus Greyhound Montréal – New York City : le Koh Lanta d’Amérique du Nord

Vous avez prévu un voyage en Amérique du Nord et vous vous dites que ce serait pas mal de découvrir New York ET Montréal ? Excellente idée !
Vous vous demandez quel moyen de transport choisir pour aller de l’un à l’autre ?
Dans le sens NYC –> MTL : peu importe
En revanche, pour faire MTL –> NYC, assurez-vous une histoire un peu dingue à raconter à votre retour et optez pour le bus Greyhound : 8h de trajet et une forte probabilité de vivre une « petite aventure ». Je l’ai tenté 2 fois : 100% de réussite !

Greyhound

« Montréal – NYC en bus Greyhound » – Aventure 1

Vacances de rêves avec mes 2 meilleurs amis.
Après un petit séjour à NYC pour le Nouvel An et 15 jours passés à Montréal, il est temps de passer la nuit dans le bus pour New-York et de sauter dans l’avion pour Paris au petit matin. Le planning et un peu serré mais largement faisable.
On est 3. Je suis volontaire pour m’asseoir à côté d’un inconnu (de toutes façons je vais dormir). Durant tout le début du trajet, on discute, on plaisante mais on évite de dormir : on sait qu’il va falloir sortir à l’arrivée à la douane US.
La douane justement. Tout se passe bien jusqu’à ce que je donne mon passeport. Et là… L’attente… Le regard suspicieux de l’agent. Je n’ai pas de passeport biométrique et il ne me trouve visiblement pas dans ses fichiers. Le temps passe, ça devient un peu stressant mais je n’ai pas envie de lui montrer, d’autant plus qu’il me regarde comme si j’étais coupable d’un truc alors que j’ai juste envie de dormir (il doit être 1h du matin…).
Au bout de 10 minutes, l’air toujours aussi fermé et suspicieux, il décide enfin de desserrer les dents :

I’m not gonna bite you.

Et moi, sans me démonter, en le regardant droit dans les yeux :

I know.

(En vrai je ne faisais pas trop ma fière mais bon, il a fini par me rendre mon passeport avec un sourire en coin et j’ai pu repartir.)

Il est tard. On est KO. Le bus nous berce. On discute un peu mais on ne veut pas déranger les gens et assez rapidement, chacun écoute sa musique et commence à s’endormir. Je regarde par la fenêtre. On est arrêté sur l’autoroute car il y a un peu de monde donc bien qu’il fasse nuit, je distingue une petite colline enneigée. Je trouve ça joli. Et je m’endors….
Quand je rouvre les yeux, il fait totalement jour et la première chose que je vois, c’est… La jolie colline enneigée…. QUOI ???
Je me retourne pour voir si mes amis dorment et je les trouve tous les deux, totalement catastrophés, les yeux rivés sur moi :

— Ah ça y est, tu es réveillée ! Ça fait 6h qu’on est là et qu’on n’a pas bougé !
— SIX HEURES ??

Sachez donc, mesdames et messieurs que si les Américains sont capables d’envoyer Bruce Willis dans l’espace une fois tous les 15 jours pour détourner un astéroïde qui menace la planète, il leur faut 6 put*** d’heures pour dégager 2 voitures qui se sont rentrées dedans sur l’autoroute !!!
À ce moment-là, on est quasi certains de rater notre avion. Comme il y a le WiFi dans le bus, je demande à mon voisin s’il veut bien me prêter son ordinateur le temps d’envoyer un mail pour prévenir les gens en France, histoire que personne ne s’inquiète. Il me répond alors espagnol :

Oui, bien sûr. Mais attention, c’est un clavier QWERTY que j’ai transformé en clavier espagnol.

Ah oui d’accord. C’est donc un clavier que je ne connais pas trop à la base, transformé en un clavier que je ne connais pas du tout. Je réduis donc mon message au maximum (ça me prend quand même un temps infini) et au moment de renseigner l’adresse mail :

— Excusez-moi, où se trouve le @ ?
— Je ne sais pas, je ne l’ai jamais trouvé… Je cherche sur Google et je fais un copier-coller.

Au final, mon mail est parti, on a passé 13h dans le bus, on a traversé la gare routière de NYC en courant avec nos valises sur la tête pour sauter dans le 1er taxi venu et nous sommes arrivés à l’aéroport… Pour découvrir que le vol était retardé 🙂 Autant vous dire que dans l’avion, on a bien BIEN dormi !!

« Montréal – NYC en bus Greyhound » – Aventure 2

Pourquoi décider de REfaire le trajet en bus ? Parce que pour pas trop cher, tu vas d’un centre-ville à l’autre assez tranquillement. Enfin… Tranquillement…
Tout va bien tant que tu roules côté Canada. Il fait nuit. Tu te laisses bercer… jusqu’à l’arriver à la douane US. Et là, un type monte à bord et HURLE (en anglais, bien entendu) :
« TOUT LE MONDE DEHORS !! Vous prenez passeport et argent et vous laissez tous le reste !! »

L’espace d’un instant, tu as un peu l’impression que tu viens d’arriver à Rikers et qu’un autre type d’attend dehors avec une combi orange. Tout le monde descend et on commence à faire la queue pour le petit interrogatoire classique à base de « Pourquoi venez-vous aux Etats-Unis ? Où allez-vous dormir ? » (OUI quand on le lit, comme ça, c’est très tentant de répondre « dans ton c… » Mais quand t’es sur place, en fait non…).
On attend dans une grands salle que tout le monde soit passé. Il fait jour et les murs sont vitrés. On peut donc voir ce qui se passe dehors. On reconnait alors notre bus qui arrive. Cool ! On va pouvoir repar… Heu… Pourquoi ils sortent tous les bagages ???
Sous nos yeux, les douaniers font des passes de foot US avec nos sacs… Sauf qu’il n’y a personne pour les rattraper et qu’il s’éclatent littéralement les uns sur les autres. Et là tu vois tout de suite à la tête des gens ceux qui ont fait leurs bagages consciencieusement et ceux qui sont plutôt du genre « Mais pourquoi veux-tu que cette bouteille éclate ?? C’est moi qui porte le sac, je vais faire bien attention, ça ira ! ».
Plus le temps passe et plus le chauffeur du bus s’impatiente, se tend. Les coups de fils sur son portable s’enchaînent mais personne ne nous dit ce qui se passe…
On s’approche des vitres pour voir de plus près et là… les mecs sont en train de démonter toutes les trappes. AU TOURNE-VIS !

Hooker

Hooker armé d’un tourne-vis

J’ai tenté de prendre des photos du démontage mais des agents se sont précipités sur nous pour nous interdire de regarder.
Chouchou… Si vraiment on n’a pas le droit de regarder :
1/ Pourquoi venir démonter NOTRE bus devant NOTRE salle ??
2/ ET POURQUOI AVOIR MIS DES VITRES PLUTÔT QUE DES VRAIS MURS ??

Bref, les mecs finissent leur bricolage, embarquent le bus dans un hangar un peu plus loin (à ce stade, je me demande s’ils n’ont pas demandé à Grissom de le passer au luminol) puis reviennent et remettent les bagages dedans. Le verbe « balancer » serait même un peu plus approprié (et je ne pense pas me tromper en affirmant que ces gens n’ont jamais dépassé le 1er niveau de Tetris…)

Plus d’1h plus tard, nous repartons.
Manifestement, en plus d’être nuls en Tetris, les douaniers sont lamentables en Mecano : des morceaux s’ouvrent en route.
Mais bon, au moins on est en route…

(Vous pensiez que c’était fini ? Non non.) 30 minutes plus tard  alors qu’on se dit qu’on est tranquille jusqu’à New York, HOP, un petit ralentissement et voilà que le bus se range sur le côté. On pense d’abord à un arrêt « normal » sur une aire de repos. Les portes s’ouvrent, 2 mecs de la douanes volantes montent à bord et à :
RAISE YOUR HANDS !!

Border-patrol

La « douane-mobile »

Très franchement, je crois d’abord à une plaisanterie. Du coup je me penche dans l’allée et j’essaie de prendre une photo : GROSSE ERREUR !!!
Deuxième salve de « RAISE YOUR HANDS » !
Ok, ok, on « raise », ne vous fâchez pas comme ça.

Toujours en hurlant :

PASSEPORTS !

Forcément, tout le monde baisse les mains pour prendre ses papiers, et là :

RAISE YOUR HANDS !!

Ok, on relève…
À nouveau :

PASSEPORTS NOW !!

Re-baissage de mains….

AND THEN RAISE YOUR HANDS !!!

On a tous l’air très intelligent, vous vous en doutez.
J’aurais presque envie de chanter « Heyyyyy Macarena !! »

Le chauffeur de salle…pardon, le douanier, vérifie les papiers de tout le monde, fait flipper un pauvre québécois en repartant avec sa carte d’identité, puis revient la lui rendre sans rien dire et redescend du bus.
C’est ce moment que je choisis pour prendre tous les risques, me pencher une nouvelle fois dans l’allée au péril de ma vie et prendre LA photo souvenir de cet épisode digne d’un « New York – Police criminelle ».
En exclusivité, voici donc la photo de monsieur, lunettes de soleil à l’arrière du crâne, en pleine intervention :

Douanier_volant

Monsieur « Raise your hands »

QUAND JE VOUS DIS QU’IL FAUT FAIRE MONTRÉAL – NEW-YORK EN BUS !

Et puis une fois sur place, vous pourrez voir des choses comme ça 🙂

New-York_CentralPark

Time-square

New-York_Love

New-York

New-York_mini-snowman

Montreal

Montreal3

Crazy

Saint_Viateur

Montreal2

Des pickpockets sont susceptibles d’agir dans cette note

Photo de marciedip

Photo de marciedip

Vendredi soir.
Assise dans le métro bondé (la ligne 9, encore et toujours…), je suis en train de terminer un excellent polar*. C’est presque le dénouement, la tension est à son comble et autant dire qu’à cet instant, je suis bien plus proche d’un flic sur le point de résoudre une histoire sanglante que d’une nana qui rentre du boulot. À deux doigts de me lever pour relever des empruntes sur la barre du métro.
Malgré tout, une agitation dans la foule attire mon attention. Je tourne la tête vers les portes et je découvre un type accroupi en train de… toucher…? non, de MASSER littéralement, les chevilles et les mollets d’un autre.
Bien… Bien bien bien…
Option A : le mec par terre est raide bourré et tente un plan drague légèrement hasardeux…
Option B : j’ai assisté à exactement la même scène le lundi précédent et il se passe un truc bizarre…

Je tourne à nouveau la tête pour mieux regarder et là, le mec debout à côté de mon siège sursaute. Je précise que ce monsieur se trouve juste derrière le touriste qui vient de gagner un massage gratos.
Je suis légèrement lobotomisée par mon bouquin, donc :
Son sursaut = sortir 1kg de cocaïne sous la truffe d’un chien policier = rentrer dans ma salle de bain alors que je suis sous la douche et que je viens de regarder Psychose
–> ÇA INTERPELLE !

Du coup je fais semblant de continuer mon livre et je tente des petits tests… Je lève la tête en faisant mine de regarder le plan de la ligne 9 et à chaque fois, une des mains à un mouvement de recul. T’es tellement discret, mec…

Et d’un coup, tout s’accélère. Le mec accroupi qui, entre temps s’était relevé, fait tomber une montre au sol et se baisse à nouveau pour la ramasser… Il en profite pour reprendre le massage du touriste histoire de détourner son attention pendant que le mec à côté de moi avance nettement sa main dans la veste du monsieur.
Une dame s’exaspère du manège et finit par râler en demandant ce qui se passe.
Allez comprendre ce qui me prend… Je me lève en braillant :
— Ce monsieur est en train de faire les poches !
Je m’attends à une vague de « oh!! » et de « hannn ! » d’indignation mais non… Ambiance de messe de minuit dans la rame (toujours totalement blindée). Je re tente ma chance, en attrapant le bras de monsieur « pas discret »
— Ce monsieur est en train de lui faire les poches !
Ce ne sont ni plus ni moins que ZÉRO personnes qui viennent me soutenir face à deux mecs qui font 2 têtes de plus que moi. Mais la scène a l’air vachement sympa à regarder : personne ne parle, tout le monde est très attentif. CHOUETTE !

Finalement, monsieur « pas discret » jette le porte-feuille par terre (il avait fini par réussir à choper !) et sort vite sur le quai, suivi de près par monsieur « accroupi ».
Le touriste comprend ENFIN ce qui s’est passé (je ne sais pas si, dans son Lonely Planet, on lui raconte que se faire tâter les mollets est monnaie courante à Paris mais jusque-là, il ne s’était pas vraiment plaint) et ramasse son bien.
C’est à ce moment-là que la dame qui avait râlé décide de m’aider un peu dans ma croisade (bon, c’est trop tard, mais merci, vous êtes la seule) :
— Monsieur lâchez ça ! C’est à vous ce porte-feuille ?! À qui vous l’avez pris ?!
— Heu… Oui mais non.. C’est le sien…
— Aaaaah….. C’était l’autre le voleur ?!? Bah c’est fou ça, mademoiselle, j’avais rien compris…
— Je vois ça…

Conclusions :

  • La RATP ne propose pas de forfait « zones 1 et 2 + massage détente » (seul le sauna est offert à l’ensemble des usagers durant les mois d’été) donc si un mec vous tripote les jambes, jetez un coup d’oeil derrière vous, on ne sait jamais…
  • … Et si vous voyez que c’est en train d’arriver à quelqu’un d’autre que vous, soyez sympa : dites un truc. 😉
  • Merci à Olivier Norek d’avoir opté pour un polar : je pense que j’aurais été un peu moins « attentive » (nerveuse ? au bord de l’attaque cardiaque ?) s’il avait écrit une aventure de « Petit ours brun ».

Code93

*Code 93 de Olivier Norek. Un vrai bon polar dans lequel il est question d’un cadavre pas vraiment mort, d’un décès par auto combustion plus que suspecte et du quotidien de la SDPJ 93. Le fait que le tout soit écrit par un lieutenant de police rend l’histoire ultra réaliste. Je ne peux que vous le conseiller !

Les paris sont ouverts (et à consommer dans les 2 jours après ouverture…)

3 garçons sur la ligne 9.
Totalement 1er degré.
Malheureusement, j’ai manqué le début de la conversation mais je partage tout de même ce petit morceau avec vous :

— Je te parie 1 tranche de jambon que c’est ça !
— Et moi, 2 tranches de jambon et du fromage !
— Vous êtes malades ?

Apparemment, les usagers de la ligne 9 aussi connaissent la crise…
Une question subsiste tout de même :
Jambon

Si MacGyver avait connu le Nutella…

ATTENTION : les cascades qui vont suivre ont été réalisées par des professionnelles. N’essayez pas de les reproduire chez vous.

Tu es tranquillement installée chez une amie pour manger des sushis quand soudain, le chat d’un voisin se pointe sur le balcon et fait tomber le paquet de cigarettes sur le toit d’une véranda 5 étages plus bas

Réaction normale (en plus de vouloir envoyer le chat rejoindre le paquet de cigarettes, je veux dire) :
« Il est tôt, on va descendre sonner chez eux pour le récupérer. »

Et c’est à ce moment que tu découvres que le petit immeuble paisible dans lequel vit ta pote n’est peut-être pas si paisible que ça :
— NON !! SURTOUT PAS ! L’autre jour des voisins ont fait tombé de l’eau sur la veranda. Le mec leur a fait payer un nettoyage.
— Pour de l’eau ? Genre…. De l’eau ? Comme de l’eau de pluie donc…. (et si, par hasard, vous ne l’aviez pas encore dans la tête » rien que de l’eau, de l’eau de pluie, de l’eau de là-haut »…)
— Oui ! Pour de l’eau ! Il va hurler…

Résumons-nous :
3 filles
2 aimeraient fumer
1 voudrait surtout que personne ne sache jamais que ce paquet est tombé sur cette véranda.
0 possibilité d’aller sonner comme des personnes civilisées pour s’excuser et récupérer notre bien.

Mode MacGyver : ON

Le plan (on en est à échafauder un plan…) :
Accrocher un truc qui colle à de la ficelle, le descendre par le balcon, le déposer sur le paquet et remonter le tout.
(Les plans, ça paraît toujours TRES simple en théorie.)

— Tu as de la ficelle chez toi ?
— Heu… Non.
— Même pas de la ficelle à rôti ?
— Ah si !
— Cool ! Il nous faudrait un truc qui colle bien. Tu as du double-face ?
— Oui !

Impossible de mettre la main dessus.
Pas grave, on va trouver autre chose !
(C’est le moment où il aurait fallu renoncer mais… Non)

— Tu as des bandes de cire ? Ou de la cire en pot ?
— Non. Je m’épile pas, je me rase.
— Merde.

Et alors que le plan est sur le point de tomber à l’eau (et vraiment, il aurait fallu. Mais non. Toujours pas.)
— Je sais ! Du caramel !
— TOP ! Mais… J’en n’ai pas…
— Pas grave, on va en faire. Il faut juste trouver sur quoi on va le tartiner. (Sachez donc qu’une boîte vide de Bounty glacés, remplie de pom’potes pour bien alourdir le tout, fait PARFAITEMENT l’affaire.)

Et d’un coup, c’est l’emballement.
On attache la boîte de Bounty au bout de la ficelle. On y étale le caramel FAIT MAISON tout spécialement pour l’occasion. (C’est à ce moment précis que les élèves dépassent le maître : MacGyver sait construire une fusée avec un trombone et un suppositoire mais sait-il faire du caramel ? Je vous le demande.)
Souci : le caramel durcit avant d’atteindre la véranda.
On recommence en en étalant plus. Mais ça durcit toujours aussi vite.
Il nous faut autre chose !
Ok, mais quoi…?
MAIS OUI ! C’est tellement évident…
DU NUTELLA !
(Du Nutella ? Sérieusement ? On nous a perdues…)

Nous voilà donc parties à tartiner cette boîte de Bounty d’une épaisse couche de Nutella.
Je rappelle qu’on s’apprête à s’en servir pour repêcher un paquet de clopes sur le toit d’une véranda appartenant à des gens qui ressentent le besoin de la faire nettoyer quand il tombe de l’EAU dessus… (À côté d’eux, Adrien Monk est parfaitement sain d’esprit.)
À cet instant précis, nous avons 12 ans.

Je me lance (c’est à moi qu’incombe la responsabilité de la « pêche »).

Je pêche

Je pêche

Les voisins ne sont pas couchés : il y a de la lumière sous la véranda. Je fais descendre mon… « hameçon » (?) quand soudain, ils décident de sortir le chien dans leur jardin. On se jette presque à plat ventre sur le balcon pour ne pas se faire repérer. Je tiens toujours la ficelle dans la main. Si la personne lève les yeux à cet instant, elle va voir une boîte de Bounty se balancer dans les airs. Heureusement, elle ne le fait pas (va leur expliquer ce que tu es en train de faire…). J’ai l’impression d’être James Bond dans « Pêcher n’est pas jouer ».

MacGyver Bond 007

MacGyver Bond 007

Fin de promenade pour le chien. Les voisins vont se coucher… et éteignent la lumière !
Catastrophe : je ne vois plus rien ! Faites quelques chose ou je vais repeindre la véranda !!
Une des filles me fait de la lumière avec le flash d’un appareil photo (les filles qui ne renoncent jamais…) pendant que celle chez qui nous nous trouvons raconte ce qui se passe sur Facebook. Coup de chance, une de ses amies, qui vit au rez-de-chaussée de l’immeuble d’à côté, lit l’histoire. Son jardin touche celui de Mme et M. Monk : elle sort immédiatement y allumer la lumière pour nous aider.

Je me concentre. Il ne faut pas que je me rate. J’arrête de respirer. Je vise. Et MIRACLE : la boîte tombe pile sur le paquet !!
Je commence à le remonter mais 5 étage c’est haut et il y a du vent… La boîte se balance dangereusement. Je tire sur le fil aussi vite que je peux mais c’est trop tard : un choc contre le mur de l’immeuble décroche le paquet de cigarettes qui retombe, bien entendu, côté Nutella.

Quand je vous le dis, que c'est haut...

Quand je vous le dis, que c’est haut…

Je passe la demi-heure suivante à essayer de le repêcher, avec plus ou moins d’adresse, sans jamais réussir à le décoller du toit…

Le mari de notre pote rentre finalement du sport et nous prend pour des dingues d’avoir tenté une pêche au Nutella…. au lieu de bricoler une pince avec des trombones (non non je le plaisante pas) ! Pince qu’il bricole VRAIMENT sous nos yeux (au final, elle n’a pas trop fonctionné mais quand même !!!)
MacGyver puissance 1000 !

Conclusions :
1/ pardon pour la véranda…
2/ la loi de Murphy vaut aussi pour les paquets de clopes qui retombent côté « Nutella »
3/ je me demande vraiment ce qu’on s’imagine quand on découvre des cigarettes et du chocolat sur le toit de sa véranda…
4/ ma pote a épousé MacGyver

MacGyver

Le mari de ma pote (presque)

PS : En bonus, je vous présente les 3 protagonistes de cette aventure lors de leur toute dernière tentative (avec du double-face retrouvé par le mari, en photo ci-dessus, quand il est rentré).

20140110-000955.jpg

Allô, Houston ?

 

Telephone_boites-conserve

Le téléphone de ma collègue sonne.
Puisqu’elle n’est pas là, je décroche pour elle :

– Société XXX, bonjour. Caroline pour Maïté.
— Bonjour Caroline, vous êtes Maïté ?
— Eh bien, non, de fait.

Une semaine plus tard.
Le téléphone de cette même collègue sonne et une nouvelle fois, elle n’est pas à son poste donc je décroche pour elle :

– Société XXX, bonjour. Caroline pour Maïté.
— Bonjour Caroline, c’est Maïté ?
— Eh non, toujours pas !
— Ah bon ?
— Et non 🙂

J’ai drôlement hâte que cette dame rappelle.

Mo Mo Motus

Au début, c’est juste un groupe de collègues. On s’aime bien mais bon, on n’a pas nourri les poules de ma grand-mère ensemble non plus, donc on se tient un minimum… Jusqu’au jour où une innocente soirée karaoké s’achève en pyramide humaine sur « Girls just wanna have fun ».
Non, ce n’est pas ça le dérapage. Clairement ça aurait pu, mais non. C’est juste que ça crée des liens. On devient plus proches. On se confie

Un jour, l’une de nous raconte aux autres qu’elle craque sur un mec. Elle tourne autour du pot 15 secondes puis nous explique que c’est un manager de la boîte. Si on veut continuer à pouvoir disserter sur le sujet tranquillement pendant les pauses café sans risquer que ça s’ébruite, il n’y a qu’une solution : le nom de code. Nous appellerons ce garçon « Motus » (une sombre histoire de sonorité commune avec son nom à lui).
Autant vous dire que ça a rapidement dégénéré :
« Comment ça, tu lui as envoyé un sms ?? NON !! BOULE NOIRE !! Ooooh ! Ohohohooooo ! ».
Oui, oui, nous faisons les bruitages. Nous allons même jusqu’à fredonner le générique de l’émission quand ledit garçon est dans les parages.
LA MATURITÉ, T’AS VU !

Jusqu’au jour où l’une de nous craque. Toute cette histoire est allée trop loin : il est temps de passer à la vitesse supérieure, on ne peut plus reculer. Elle nous inscrit aux sélections de Motus sans nous prévenir. On sera 4 : 2 équipes de 2
Objectif de la mission : « Tirer une boule noire pour la copine amoureuse. » Ok.
Sauf que pour y parvenir, il faut passer les sélections.
On met un plan d’attaque en place.

Et là, tout s’accélère :

  • On fait des tests pour épeler des mots. Conclusion : on est nulles.
  • On télécharge le programme d’entrainement Motus (oui oui ça existe)
  • On se voit le soir. On s’entraine dur.
  • On se met à épeler tous les mots qu’on dit dans la journée : « Bonjour. B.O.N.J.O.U.R. On déjeuner ensemble ? Déjeuner : D.E.J.E.U.N.E.R ensemble : E.N.S.E.M.B.L.E »,
  • On reçoit un mail du service informatique de la boîte qui demande à ce que tous les programmes installés sans autorisation sur les ordis soient désinstallés pour raison de sécurité. Capture écran d’un extrait de la liste des programmes en question à l’appui. Sur la capture, au milieu du reste : Motus (on est flag, mais fières).
  • On tient tête, on ne désinstalle RIEN. On bosse ENCORE PLUS
  • On n’épèle plus, on mitraille. On est des snipers de l’alphabet.

Le jour J arrive. On est à fond. Prêtes pour le grand rodéo ! Thierry, on va plonger dans ta piscine à boules et jongler avec les boules noires !
La moitié de la boîte est au courant et suit l’avancée de la journée sur Facebook. (tout en ne sachant pas bien pourquoi 4 nanas de l’entreprise se sont prises de passion pour cette émission au point de poser 1/2 journée de congés pour y participer…)
Je joue les Reporters sans frontières et poste presque en temps réel pour qu’ils n’en ratent pas une miette :

  • « 9h01 : On vient de passer les grilles. »
  • « 9h02 : On a croisé d’autres participants. Il n’y a pas que des vieux ! »
  • « 9h03 : On commence à ne pas trop faire les fières… »
  • « 9h04 : On va faire pipi pour la 7ème fois. Il n’y a même pas la queue (On est les seules à flipper, ou quoi ?) »
  • « 9h05 : Qui peut nous rappeler pourquoi on a dit oui à cette idée débile ? »

On entre dans le studio.

Studio Motus

On nous distribue une feuille :
« Ce sont quelques jeux sur le principe de Motus. Vous devez les faire par écrit en 3 minutes. En fonction de vos résultats, vous passerez à l’épreuve suivante. Ou non. »
Par écrit en plus ?? Easy ! On est des snipers, on t’a dit !
Jusqu’au moment où on lit la feuille….
LA PRESSION.
Mon flingue cerveau s’enraye. Je sens que je me plante mais je donne tout.
Je mets mon nom dans la marge et ils ramassent les copies.

Pendant qu’on attend les résultats, on fait un peu connaissance avec les autres candidats :
« Je suis champion de France de Scrabble. Mais ça veut rien dire, on n’utilise pas le même dico au Scrabble et à Motus » Ah.
« J’ai participé à Questions pour un champion le mois dernier » Ah.
Nous tout ce qu’on veux, c’est choper une boule noire pour notre pote, on ne cherche pas les embrouilles…. PUT THE CRAYON À PAPIER DOWN, NOW !

Les résultats tombent : mon binôme et moi, on est recalées.
Mais les 2 autres passent ! Et parmi elle, l’amoureuse ! On peut encore réussir la mission !

2ème étape des sélections : faire une partie de Motus, presque comme à la télé, pour voir si on réagit bien devant la caméra, debout devant un écran, à épeler des mots dont on n’est plus très sûrs de ce qu’ils veulent dire (si si, je vous jure, à force, ce sont juste des lettres et on se fout pas mal de savoir si on épèle un VRAI mot, pourvu que la langue ne fourche pas).
Tout se passe bien, les filles assurent.
Les mots s’enchaînent.
Jusqu’au dernier… et là… C’est le blanc.
L’une des deux l’a trouvé mais c’est au tour de l’autre, l’amoureuse, de deviner et on voit que ça ne vient pas. Qu’elle ne trouvera pas.
Nous aussi, dans le public, on l’a. On veut lui hurler pour que ça passe. Pour qu’elle l’ait, sa boule noire.
Et dans les dernières secondes, les regards se croisent. Le sourire en coin. La connivence. Elle comprend qu’il y a une connerie, qu’elle devrait le trouver, que c’est trop énorme. Et c’est elle qui le hurle dans le studio :
CHAUDIÈRE ! C.H.A.U.D.I.E.R.E. CHAUDIÈRE !

Oui, c’est LA nana qui est là parce qu’elle chauffe un mec qui tombe sur LE mot.
Rien que pour ça, elle aurait mérité qu’il lui tombe dans les bras.

MISSION ACCOMPLIE : l’amoureuse va avoir son lot de boules noires.

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Les filles vont gagner la 1ère partie. On est fières.
Ça va un peu se compliquer par la suite. On va assister à l’épellation, 3 fois de suite, du mot « Manguire, M.A.N.G.U.I.R.E Manguire » alors qu’il fallait trouver MANGUIER (parce que Manguire n’existe pas, même si tu arrives à l’épeler sans te prendre la langue dans le tapis. Et même si tu fais les gros yeux à Thierry Beccaro la 3ème fois parce qu’il continue de te dire que non, ce n’est pas ça le mot à trouver).

Elles vont perdre au moment de la cagnotte, qu’on voulait remporter pour faire une méga fête.
Pas grave, on a fait la fête quand même !

Mais autant vous dire que depuis, j’y réfléchis à deux fois avant de donner un surnom.
Surnom S.U.R.N.O.M Surnom.

Boules Motus