Les signes qui ne trompent pas

21h, quelque part dans le 20ème arrondissement.

En rentrant chez moi je passe devant un groupe de garçons, look casquette / baskets, en train de parler dans un talkie walkie. J’ai d’abord cru que c’était des policiers « en civils » (en civils des années 2000, et pas 1980 pour une fois) jusqu’à ce que l’un des garçons pose une question et qu’une voix dans le talkie lui réponde :

– Ouais, Épervier ??
– Weeeeesh ma gueule !

Ce n’était pas la police.

Le respect des anciens

Lors d’une douce matinée parisienne, alors que je me dirigeais tranquillement vers mon lieu de travail, une charmante vielle dame me fit signe de m’arrêter.
(COMPRENDRE : j’étais presque en retard, je venais de descendre mes 6 étages d’escalier en colimaçon en courant – je me sentais donc aussi bien qu’après avoir bu 6 mojitos en ayant la grippe – et je slalomais entre les badauds pour aller prendre le métro quand cette dame m’a fait signe.)

– Excusez-moi mademoiselle !
– Oui ? Bonjour…
– Bonjour mademoiselle. Je cherche la rue Lamartine, s’il vous plaît. Vous savez où elle se trouve ?
– … Il me semble que oui mais j’ai un doute. Attendez, on va regarder sur le plan.
– Oh merci, c’est très gentil à vous.
(J’allais clairement être en retard mais franchement, cette dame était tellement gentille… Et puis ça aurait pu être ma grand-mère.)
– Voilà ! Regardez, vous prenez cette rue, vous allez tout droit et ce sera la 3ème grande rue à gauche.
– Vous êtes sûre ?
(Autant à froid, il y a de grandes chances que je t’envoie chercher la Tour Eiffel du côté de la Gare du Nord – je pense même qu’il y a des touristes perdus qui errent dans Paris depuis 3/4 ans par ma faute – autant avec un plan sous les yeux, je me plante rarement…)
– Oui oui, je suis sûre, ne vous inquiétez pas (sourire rassurant pour qu’elle ait confiance). Vous en avez pour 10 minutes maximum. Bonne journée madame.

Et c’est précisément à CETTE seconde que ça a dérapé….

– 10 minutes ? 10 MINUTES ? MAIS C’EST TRÈS LOIN, ÇA ! VOUS CROYEZ QU’À MON ÂGE JE N’AI QUE ÇA À FAIRE DE MARCHER 10 MINUTES, MADEMOISELLE ? ÇA VOUS AMUSE ?
– … (QUI a nourri le gremlins ?!?!)
– ALORS ? JE FAIS COMMENT ?
– …
– ALORS ?

Mamie a alors gentiment repris sa route en me laissant figée sur mon coin de trottoir, le portable à la main, en état de choc post traumatique.
(Je vous passe les regards accusateurs des passants qui se demandaient ce que j’avais bien pu faire pour la mettre à ce point en colère…).

Mes parents me l’ont pourtant tellement répété :
NE PARLE PAS AUX INCONNUS !

La Belle, la Bête, et le pique-nique

La Belle et la Bête, Mogador, 2013

La semaine dernière, alors que je m’apprêtais à assister à une représentation de « La Belle et la Bête » à Mogador, une maman et sa fille d’environ 10-12 ans sont venues s’installer à côté de moi. Jusque là, rien d’exceptionnel puisque j’avais renoncé à privatiser le théâtre (je trouve que ça résonne un peu quand je suis la seule dans la salle et pour un spectacle musical, c’est un peu dommage).
C’est alors que la fille (assise à côté de moi : je l’appellerai donc « Voisine ») a sorti sa barquette de sushis… Surprenant. Mais pas tant que ça à côté de la forte odeur de MacDo qui s’est alors propagée. Ambiance pique-nique à Mogador. Un public détendu donc.
Et ce n’était que le début…

Olfactivement, on a atteint un pic quand Voisine a dégainé… les brochettes bœuf/fromage ! Oui oui oui, messieurs dames. Parfaitement. DÉ-TEN-DU, le public, on vous dit.
Bref, le spectacle a enfin commencé…. Et Voisine n’a eu de cesse de farfouiller dans un sac à ses pieds, ce qui m’a valu la conversation suivante avec mon autre voisine, parfaitement civilisée celle-ci, voisine que nous appellerons M. :
Moi : « Je pense qu’elle cherche le micro-ondes pour réchauffer ses boules coco.
M. : « Non, je suis sûre qu’elle cherche s’il lui reste une brochette ! »
Fin de la première partie. Les lumières se rallument et BAM ! Voisine replonge dans son sac pour en sortir… la dernière brochette !! (chapeau M. !)

Nous pensions avoir tout vu.
C’était sans compter l’appétit de Voisine qui, n’écoutant que son courage, se lançant dans la dégustation d’un rouleau de printemps AVEC sa sauce (et ce, bien que nous sachions tous à quel point ce truc à tendance à se désintégrer après 2 bouchées.). Elle y a mis tout son cœur mais ça n’a pas manqué… D’ailleurs, si quelqu’un a faim, il y a donc un rouleau de printemps quasi complet – mais en kit – sous un des sièges du rang « L » de l’orchestre de Mogador.

Je regrette presque de ne pas lui avoir offert café et serviette chaude mais j’avoue avoir été totalement happée par le spectacle qui, disons-le franchement, est MAGNIFIQUE (pour de vrai. ALLEZ-Y ! C’est sublime).

Moralité, même en cas de spectacle musical, un seul mot d’ordre : PRIVATISATION !

Passion Administration

– Vouloir se connecter pour la 1ere fois à son espace personnel d’un site administratif pour y renseigner sa nouvelle adresse
– Voir apparaître le message « Pour votre première connexion, nous vous adressons un mot de passe par courrier »…. à la mauvaise adresse donc
– Envoyer un fax pour faire le changement d’adresse et relancer une demande de nouveau mot de passe
– Patienter 10 jours et ne pas recevoir le courrier tant attendu
– Téléphoner, « au cas où », et découvrir que « le changement d’adresse a pourtant bien été pris en compte, je ne comprends pas, madame ! Nous avons envoyé le mot de passe à XX rue « mon nom de famille »….

Ricola vs. …

Double opération marketing à la sortie de la station Marcel Sembat.
2 hôtesses distribuent, exactement au même endroit, des échantillons de bouffe dans des petits sachets : l’une pour Ricola, l’autre pour …. Whiskas.

L’hôtesse Ricola sourit et nous souhaite une bonne journée, pendant que l’hôtesse Whiskas HURLE à tout le monde : « Surtout, ne mangez pas, c’est pour les chats !! NE MANGEZ PAS !! »

Moralité : sachez que le Ricola Menthe des montagnes est vraiment pas mal.

À moins que… attendez….. o_O