Robe et théorie du chaos 2

robe_theorie_du_chaos_petites_aventuresEn trouvant une tenue pour cette soirée « Festival de Cannes », je pensais avoir fait le plus dur.

Nous voilà donc ce fameux samedi. La vraie bonne nouvelle c’est que des collègues ont la gentillesse de passer me chercher en voiture. Une fois sur place, impossible de se garer : direction le parking le plus proche, à 10 minutes à pieds. Bien assise à l’arrière de la voiture, tout ça me parait parfait. C’est en posant le pied par terre que je réalise que 10 minutes, c’est long. Tellement long…
À partir de combien d’années à partager un bureau peut-on demander à un collègue de vous porter sur son dos sans que ça paraisse déplacé ?

20h30
On arrive sur place. J’ai les 2 pieds qui saignent et je ne rêve que de m’asseoir.
Un mec prend des photos des invités à l’entrée : j’essaie de faire bonne figure malgré tout (l’envoi des clichés quelques jours plus tard montrera que cette tentative est un échec cuisant).

21h
La soirée débute sans la principale intéressée : elle attend que tous ses invités soient là pour faire son entrée.
En l’attendant, on mange, on boit, on re mange, on re boit (vu que je compte mes pas, je me suis installée à côté du bar une bonne fois pour toutes).

21h30
Enorme fracas dans les escaliers. Le même que celui qui te fait dire qu’un mec a pris son virage un peu serré avec son caddie dans les allées de Carrefour. Et ce bruit si caractéristique de bouteilles qui rebondissent sur 1, puis 2, puis 3 marches en carrelage. Puis plus rien.
On se demande si on n’a pas halluciné.
Un serveur passe en courant, une raclette à la main : non, on n’a pas halluciné.
Si vous voulez des bulles avec le gâteau d’anniv, mettez de la Badoit au frais parce que c’est foutu pour le Champagne.

22h00
C’est génial, je n’ai quasiment plus mal aux pieds ! Ils sont morts, je pense. Ca a au moins le mérite de me permettre de marcher avec conviction de ma chaise au bar : plus je me dépêche, moins je laisse le temps à la douleur de se réveiller.

22h05
Ligne droite bar/chaise en cours.
En plein « sprint », je sens une résistance devant mon tibia droit mais prise dans mon élan, impossible de m’arrêter.
Alors que ma jambe éjecte l’obstacle, dans la pénombre, mes yeux tentent de l’identifier : il semblerait que ce soit… le neveu de ma pote ! Qui a donc atterri 1,5m plus loin et me regarde du haut de ses 2 ans en hésitant entre rire et pleurer (Petit, ta mère nous regarde : si tu ris, je te file du rab de biberon.).

23h00
A force de m’enfiler des litres de punch (sans alcool), ce qui devait arriver arrive : il faut que j’aille aux toilettes…
Rappel rapide de la situation : je suis en robe ET je porte une culotte gainante qui a elle-même un élastique collant (le truc te serre comme une paupiette mais les mecs ont eu peur qu’elle glisse quand même, je crois).

23h02
Tout s’est bien passé.
Plus qu’à me rhabiller.

23h25
Sachez qu’il est extrêmement difficile d’enfiler une culotte aussi serrée tout en tenant sa robe sans qu’elle se prenne dedans.
Au prix de gros efforts, je parviens à peu près à mes fins. A un détail près : en voulant éviter de coincer la robe, j’ai plus ou moins coincé ma main avec l’élastique collant de la culotte . Ne me demandez pas comment j’ai fait : moi-même je ne comprends pas (dans la vraie vie des vrais gens, cette situation n’est pas sensée arriver. Jamais.).
Ça fait 20 minutes que je me débats dans un espace réduit et mal éclairé (Cette manie de mettre une ambiance tamisée dans les WC… C’est quoi l’idée ? Y organiser des speed dating ? Planquer le ménage approximatif ?).
J’en ai ras le bol, j’ai chaud, je veux rejoindre mes amis. Il faut que ça finisse.
Alors je tire d’un coup sec ! Et ma main est libre !
GéniaaAAAAÏÏÏEEEE !

23h30
Je viens de me brûler.
Avec ma culotte.
Et comme je suis debout à me dandiner depuis 30 minutes, mes pieds saignent à nouveau.
Grosse soirée.

00h00
Abstraction faite de mes quelques blessures de guerre, la soirée est top. Mais il est temps de rentrer.
Au moment de dire au revoir à la star de la soirée, les remerciements s’imposent :

— Merci beaucoup !
— Vous avez passé une bonne soirée, j’espère.
— Fabuleuse ! Vraiment, c’était génial. Et même avec la cascade de Champagne, t’inquiète, il y a eu largement assez pour tout le monde.
— La cascade de Champagne ? Oh ils ont fait une cascade ! J’étais pas encore arrivée ! C’était beau ?
— … (C’est moi où elle ne savait pas… ?)
— Les gens ont aimé ?
— (Ok. Elle ne savait pas.) C’est-à-dire que ce n’était pas vraiment une vraie cascade… C’était plutôt comme des bouteilles qui se cassent et ruissellent dans les escaliers…
— …
— … Personne ne te l’avait dit… ? (NO SHIT, SHERLOCK !)
— Non. Non non. Personne. Mais c’est pas grave, je vais voir ça… (Autant vous dire que quand on connait cette personne, on n’a pas DU TOUT envie d’être celui ou celle avec qui elle « va voir ça »).

Sur ce, je file !

Enfin « je file »…. Je clopine tel un héron sur une plaque de fakir jusqu’à la voiture.
Merci pour cette belle soirée !

PS : message à l’attention de la vendeuse de lingerie : aucune fuite de boob à déplorer !

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