Les WE entre amis : on sait quand part, jamais vraiment quand on arrive…

WE_entre_amis_petite_aventure

« L’important n’est pas la destination mais le chemin pour y arriver. » (quelqu’un qui, manifestement, est déjà parti en voyage avec nous)

Quoi de mieux, pour décompresser après une longue semaine, qu’un WE entre amis ? Alors forcément, quand D. propose d’aller passer 2 jours dans sa maison de famille à côté de Grenoble, on saute sur l’occasion. Pour profiter au maximum, on loue une voiture et on prend la route dès le vendredi soir. Sur 4, on est 2 à conduire. Les 2 autres assurent l’animation histoire qu’on ne fatigue pas trop.
Pour la première partie du trajet, je laisse le volant à D… et on comprend tous assez vite que je viens de faire une GROSSE ERREUR !
Mais, excusez-moi, comment étais-je sensée deviner que quand elle dit « je conduis », elle veut en faire dire :

— Je fume des clopes en passant quelques coups de fil. Passe moi le coca. Quoi, la route ? OH PUTAIN LA GLISSIÈRE ! La vache !! Ça c’est parce que je me suis grattée l’oreille, tu vois ! C’est dingue ! Plus jamais je me gratte l’oreille au volant !! … Tu me repasses le coca ?

À partir de là, seuls 3 mots comptent: JAUGE DE CARBURANT (et aussi un peu la route, que je suis apparemment la seule à regarder). J’invoque le Dieu de la panne sèche pour que le niveau baisse vite et qu’on s’arrête enfin.
Et enfin je la vois ! Ma lumière au bout du tunnel : la station service !
Allez hop, on fait le plein et je prends le volant. Ok. Mais le plein de quoi, exactement ? Personne n’en a la moindre idée. Rien n’est inscrit au niveau du réservoir et D. n’a pas posé la question en louant la voiture. Pas grave : elle sort le livret, le parcours rapidement :

— C’est bon, c’est du diesel !

Pendant qu’elle fait le plein, je commence à m’installer quand soudain :

— Caro, il n’y aurait pas une trappe ou quelque chose pour le réservoir vers le siège conducteur our sur le tableau de bord ?
— Pourquoi, t’arrives pas à ouvrir ?
— Si mais c’est bizarre, je ne peux pas mettre la pompe dans le trou, ça coince, j’en met partout. Ça coule pas dedans.

Vous vous souvenez qu’on est quatre dans cette voiture ? Et que les deux qui ne conduisent pas sont en charge de mettre un peu d’animation pour tenir tout le monde éveillé ? Bon eh bien à ce moment là, notre conversation les RÉVEILLE (!). H. sort de la voiture et tente à son tour de faire le plein mais encore une fois, pas moyen de mettre la moindre goutte dans le réservoir : tout ruisselle à côté. Elle repose la pompe pour pouvoir regarder de plus près :

— C’est bizarre, c’est bien ouvert pourtant. C’est peut-être la pompe qui a un problème. Attend, j’essaie encore.

Elle essaie encore donc. Sauf qu’elle a reposé la pompe. Et qu’est-ce qui se passe quand on la repose : il faut aller payer pour pouvoir s’en servir à nouveau. Et bien entendu, ce n’est pas une pompe libre-service. Me voilà donc partie pour payer… 30 centimes.

— (H, qui rit aux larmes) J’ai 1 euro si tu veux.
— C’est gentil mais ça va, j’ai 50 centimes dans la poche

J’arrive au comptoir en essayant de garder un minimum de dignité :

— Bonsoir. La 5, s’il vous plaît.
— (Air incrédule et yeux de poissons du caissier… TU M’ÉTONNES ! Puis, dans grand fou rire) Ça va aller, vous avez ce qu’il vous faut ?
— Oui oh ça va, hein ! (*tente de se sauver rapidement)
— Attendez ! Votre monnaie !! (il ne rit plus, il pleure.)

Je retourne à la voiture. Les autres l’ont déplacée devant une autre pompe et je vois H. en train d’essayer de faire le plein :

— (moi) Ah ça y est, ça fonctionne ?! Cool !
— (elle) Non, on n’a pas trouvé. Mais en faisant couler goutte à goutte, ça rentre bien dedans. Ça va juste être un peu plus long.

À ce moment-là, l’un d’entre nous auraient probablement dû se rendre compte du fait qu’on voit quand même assez rarement des gens mettre 8h à faire le plein et que cette histoire de goutte à goutte était une connerie. Mais pas ce soir-là. Non. Ce soir-là, ça nous semble être LA bonne solution. On est même fiers d’avoir trouvé une astuce pour solutionner ce petit problème technique. Les MacGyver de la pompe à essence. Les Castors Juniors du départ en week-end !

Castors_Juniors
Jusqu’au moment où un homme vient nous demander ce qu’on est en train de faire (parce que bon, l’air de rien ça fait bien 30 minutes qu’on est plantés là…). H. l’entend, se redresse, pose une main sur sa hanche, de l’autre, dirige le pistolet vers le ciel et lui répond un peu sèchement, agacée qu’un inconnu vienne se mêler de nos affaires :

— Ben, on met du diesel !
— Eh bien c’est dommage, c’est une essence.
— Et comment vous le savez ?
— J’ai la même, elle n’existe pas en diesel.
— Ah.

Merde.
H. repose son arme (je suis bonne pour retourner payer 1€20 au comptoir).
Entre temps, le responsable de la station nous a rejoint :

— Va falloir vous faire dépanner, on n’a plus le droit de faire ça sur place maintenant.
— Dépanner ? Comme quand on fait venir une dépanneuse ?
— Bah oui, comment vous voulez faire autrement ?

 

TO BE CONTINUED…
(Pourquoi s’arrêter en si bon chemin !)

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5 réflexions sur “Les WE entre amis : on sait quand part, jamais vraiment quand on arrive…

  1. Bon pour 1.50 ca fait 1 litre de diesel…. pas de quoi se faire depanner…. on complete avec le plein d essence ca se melange.

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