Oeil de lynx

Vendredi matin dans une rame bondée de la ligne 9.
Dernier jour d’une longue semaine. Fatiguée, j’ai trouvé le moyen de m’asseoir (sans tuer personne) et je somnole, la tête posée contre la vitre (comprendre : j’ouvre un oeil de temps en temps pour m’assurer que je ne bave pas).
Dans un moment de lucidité, en jetant un coup d’oeil autour de moi, je remarque un ventre bien rond. Le genre de ventre qui ne trompe pas. Celui qui te dit que si tu le cherches, il peut accoucher là, sous ton nez, en 2 secondes, entre Trocadero et Rue de la pompe.

Au fond de moi je m’insurge :

– Les gens sont prêts à laisser une femme enceinte voyager debout ? Alors que tout le monde l’a bien remarquée ?! Depuis combien de temps elle attend ?! C’est n’importe quoi !

Le temps de me rappeler comment fonctionnent mes jambes, j’attrape mes affaires et je commence à me lever. Mon regard remonte du ventre vers le visage de la femme et alors que je vais lui proposer ma place… JE REMBALLE MA PHRASE ET ME RASSOIE DI-RECT… PUISQUE C’EST UN HOMME !

Moustache_enceinte

Note pour plus tard

Oui oui, j’ai bien confondu un homme bedonnant, aux cheveux gras et moustachu avec une femme enceinte…
Eh bien croyez-moi, ça réveille ! La preuve : quelques minutes plus tard, il ne me faudra QUE 5 essais pour comprendre que non, mon pass Navigo ne peut pas déverrouiller la porte d’entrée du bureau.

(Ce post n’est pas sponsorisé par l’amicale de la Vitamine C… et c’est bien dommage.)

 

PS : La légende dit que dans la même journée, j’aurais également tapé ma date de naissance à la place du code d’entrée de l’autre porte du bureau. Trois fois de suite. Et que s’appelorio Quézac.

Si, si, la famille

On pense que les aventures n’arrivent que dans cette jungle imprévisible qu’est le monde en dehors des 4 murs de notre appart.
Ouais, c’est ça ouais…

Un soir, je reviens de la fac (au moment des faits, je vis donc encore chez mes parents) et en entrant dans le salon, je tombe sur ma maman, assez inquiète, et ma petite sœur (environ 15 ans à l’époque). Ma mère a déposé la chienne sur la table et est en train de… de…. l’ausculter ? Elle la regarde sous toutes les coutures et la manipule pour voir si elle a mal quelque part.

Moi : Qu’est-ce qu’il se passe ? Ficelle (oui, oh, ça va hein !) a un problème ?
Ma mère : Je ne sais pas, elle a perdu des poils à plusieurs endroits. Ca lui fait comme des plaques mais je ne comprends pas pourquoi.
Ma sœur : Oui, bah j’y suis pour rien !

Ouvrons une parenthèse.
Petite astuce  : ne vous justifiez JAMAIS au sujet d’un truc pour lequel on ne vous demande rien. C’est suspect. Encore plus que de dire que vous n’avez pas mangé de mille-feuilles alors que vous avez du sucre glace plein la moustache (coucou papa o/ ).
Fermons cette parenthèse.

Moi : Qu’est-ce que tu lui as fait ?
Ma sœur : Mais rien ! Je vous jure que j’ai rien fait ! On m’accuse tout le temps dans cette maison, c’est chiant ! J’en ai marre, à la fin ! C’EST.PAS.MOI.OK ?
Ma mère : Ok, ok… Mais ne crie pas comme ça ! Je l’emmène chez le véto tout de suite… Mais je te préviens, si j’y vais pour rien et que je découvre que…
Ma sœur : BON C’EST BON, CA VA, C’EST MOI….
Ma mère : Mais qu’est-ce que tu lui as fait ?!

Silence. Suspense.
Puis soudain.

Ma sœur : C’est pas ma faute ! C’est papa qui voulait pas que j’essaie la tondeuse sur sa tête ! VOILA !

On notera la logique…
En attendant, ma mère et moi avons remporté la médaille d’or du contrôle de fou rire par équipe aux J.O. du LOL de 2003 (et je regrette un peu que mon père ait été si frileux… On aurait manqué la médaille… mais on se serait bien marrées !)