J’aurais tellement (pas) pu être Buffy !

Année de Première
Echange inter-lycée pour 3 semaines avec NCHS (Naperville Central High School) – Banlieue de Chicago
Autant vous dire que l’excitation est à son comble !

Ma famille d’accueil est adorable (pour de vrai).
Le premier jour, on fait connaissance, on cale 2/3 trucs :

  • Ma correspondante, persuadée que le micro-ondes n’existe pas en France, m’explique le principe du réchauffage de la nourriture devant son père qui contient son fou-rire en me voyant écouter poliment
  • La maman me fait un café. Tellement léger que j’ai du mal à le boire. Elle re tente en forçant un peu, histoire d’avoir le bon dosage pour le petit déjeuner. C’est toujours pas ça. À la 3e tentative, plus personne ne peut le boire…et bien entendu, je ne vois pas la différence avec la première version donc on laisse tomber (mais ils me prennent pour une warrior du café et j’entretiens ainsi l’image des Français à ce sujet)
  • La petite soeur de ma correspondante me laisse sa chambre au 1er étage et s’installe dans celle de son frère pour que j’ai un endroit à moi pendant le séjour. (Tellement chou ! Merci !)
  • Oui, j’aime beaucoup la junk food mais pas tout le temps. Du coup, le GRAND placard rempli de gâteaux et bonbons en tous genres, c’est adorable mais un peu trop pour moi. Ils m’achètent donc très gentiment de la salade… et de la « Moutarde parisienne de Dijon » pour faire ma vinaigrette. ❤
  • Oui, je suis Urgences en France (sauf que j’ai 25 saisons de retard), donc on pourra regarder tous ensemble LE super épisode que tout le monde attend et dans lequel le Dr Carter et Lucy Knight se font agresser (dit comme ça, ça fait un peu morbide mais rappelez-vous à quel point on l’attendait, cet épisode !)

Les bases sont posées : j’aime beaucoup ces gens, je suis plus que bien reçue et je me sens tout de suite chez moi.

La 3e ou 4e nuit, à 5-6h du matin, j’entends du bruit venant du sous-sol. Forcément, je me demande ce que c’est… Je m’inquiète un peu aussi. Est-ce que l’un d’entre eux a un problème ? Est-ce que quelqu’un tente d’entrer ?? Je me lève et j’ouvre la porte de ma chambre en espérant un peu que le bruit aie réveillé quelqu’un d’autre que moi. Bien entendu, comme dans toute scène flippante qui se respecte, NON.
Ce serait vraiment chez moi, je n’aurais pas super envie de laisser un cambrioleur entrer ou qu’il arrive un truc à ma famille donc j’irais voir (en poussant des cris de veau pour réveiller tout le monde et faire peur aux assaillants parce que je flipperais comme jamais, sauf que là, bien entendu, je n’ose pas trop…).
Je fais donc ce que toute personne sensée ferait à ma place dans un pays où les armes sont en vente libre : je descends toute seule, en pyjama et pieds nus* pour voir qui essaie d’entrer dans « ma » maison. BAH TIENS !

Au rez-de-chaussée, le bruit se précise. Ça vient clairement du sous-sol. Quelque chose frappe fort. Pour enfoncer la porte ?? J’ai peur d’aller voir… mais j’ai encore plus peur de remonter dans ma chambre sans rien dire et qu’un mec vienne m’abattre sous ma couette (on remerciera bien les scénaristes de tous les Rick Hunter, NewYork Police Judiciaire, Walker Texas Ranger & co pour avoir fait naître ces idées très très sensées dans mon crâne de piaf à cet instant précis)
Je fais un détour par la cheminée pour m’armer d’un tisonnier (parce que c’est bien connu : une barre de fer, c’est ce qu’il y a de plus efficace face à un flingue… mais bon, dans Buffy ça marche, alors…) et je décide de descendre**.

Buffy

Moi (à 2/3 détails près)

Sur l’un des 2 côtés de l’escalier, la paroi s’arrête au niveau du sol du rez-de-chaussée. Puis, cela devient ajouré, avec une rambarde pour se tenir. En gros, ça veut dire que quand vous descendez (et donc, quand je descends cette nuit là, de fait) si une personne se trouve en bas, elle voit apparaitre vos pieds, puis vos jambes, etc… Vous en revanche, vous ne la découvrez qu’après avoir presque tout descendu…. CHOUETTE ALORS !!!

J’y vais discrètement mais après 3 ou 4 marches, les coups cessent. OH MY GOD, JE SUIS DÉCOUVERTE !
GROSSE PANIQUE ! Quitte à être repérée, je descends l’escalier presque en courant en levant le tisonnier au cas où j’ai besoin de frapper et….
Je tombe sur Pat, le père de ma famille d’accueil, en short, tee shirt et gants de boxe, tout transpirant, debout à côté de son sac de sable…. qui me regarde avec des yeux de poisson, puis éclate de rire en nous voyant, ma tête de flippette, mon pyjama, mon tisonnier et moi.
Entre 2 gloussements, il arrive quand même à articuler :

 

— Caro…?? What are you doing ?
— … Defendind the house….?
— Ah ? Ha Ha Hahaha Sorry…. hahahahHAHAHAHAHAHAH !!!!!!!!

Si vous passez par Naperville et qu’en vous promenant dans la rue, vous entendez de drôles de bruits venant d’un pavillon, pas de panique : c’est Pat. Il est encore là-bas, à rire aux larmes.

 

 
* Le fait que je n’ai pas de chaussons n’a aucun intérêt dans cette histoire. Je le précise uniquement pour que vous preniez bien conscience de ma vulnérabilité à cet instant.
** N’y voyez pas là un acte de courage. Je préfère juste savoir ce qu’il en est plutôt que de rester dans l’inconnu. Chez mes parents déjà, quand j’étais toute seule et que j’entendais des trucs bizarres, il m’arrivait très régulièrement d’ouvrir d’un coup sec la porte donnant dans le garage en hurlant : « C’est bon, sortez de là maintenant, je vous ai entendu ! » (sauf que j’aurais été bien emmerdée si quelqu’un était effectivement sorti…)

Laisse pas traîner ton chien

Un après-midi ensoleillé chez mes parents, dans un pavillon de banlieue parisienne.
Le voisin sonne à la porte et tombe sur ma mère :

Est-ce que ton chien est-là ?

Je ne sais pas comment ça se passez chez vous, mais de notre côté, il n’est pas super fréquent que le chien invite du monde à la maison sans nous prévenir. Du coup ça l’interpelle.

Oui, je pense que oui. Pourquoi ?
Parce que je viens de voir une voiture, une Logan, se garer devant chez toi, attraper un chien qui ressemble au tien et repartir avec.

Après une fouille express de la maison et du jardin, c’est officiel : ON VIENT DE KIDNAPPER LE CHIEN !
(Rendez-nous le chien ! Champomy d’abord !)

Furieuse, ma mère se jette dans sa voiture et démarre comme je l’ai rarement vue le faire. Je ne serais pas totalement étonnée d’apprendre que c’est comme ça qu’est née la franchise « FAST and FURIOUS » (c’est fou hein, ces films avec des mecs musclés et des grosses bagnoles qui viennent en fait du kidnapping d’un Yorkshire par 2 débiles en Logan).

Magie_cinema

La magie du cinéma

Par chance, vers chez nous, une seule famille roule en Logan (ce qui rend donc le truc à peu près aussi discret qu’un Hummer dans un village Playmobil), et on passe devant chez eux tous les jours pour aller bosser. Autant vous dire que 17 secondes plus tard, ma mère sonne chez eux pour la 5ème fois, prête à libérer l’otage par la force s’il le faut.
À l’ouverture de la porte, pas un « bonjour » des kidnappeurs, ni même un « c’est à quel sujet ? ». Juste un stoïque :

– C’est pour le chien ?
– À votre avis ?
– On pensait qu’il était perdu…
– Dans mon jardin ?! Rendez-le moi !

Ma mère, cette négociatrice née.
(Never mess with mum. N.E.V.E.R.)

5 minutes plus tard, le chien est de retour dans le jardin, concentré sur son activité préférée : tenter de prendre dans sa gueule un ballon de foot qui fait 2 fois sa taille… (Le tout en guettant qu’aucun chat n’est dans le coin, parce que ça fait un peu peur, les chats…)

Conclusion :
Message aux producteurs de Beethoven : je suis prête à négocier les droits de cette histoire à condition que mon chien ne soit pas joué par un Saint-Bernard qui bave des litres (et que le film passe sous silence la scène avec le ballon de foot : c’est un peu humiliant)

Ma sœur, quelque part entre Géo Trouvetou et Jérôme Bonaldi

Voici comment se passe une après-midi d’été classique chez mes grands-parents, en Corrèze…

Protagonistes :

  • Mon cousin : 14 ans
  • Ma soeur : 5 ans
  • Nos copains : entre 10 et 14 ans
  • Moi : 10 ans
  • Ma grand-mère : l’âge d’une grand-mère

Déroulé de l’après-midi :

  • Température : beaucoup trop élevée
  • Temps pour décider de nous emmener tous les 3 nous baigner à l’étang du village : 2 minutes

Chamboulive_etang

  • Enfilage des maillots de bain : 10 secondes
  • Enfilage de mon bonnet de bain (oui, c’était moi le crâne d’oeuf qui n’avait pas le droit de mettre ses oreilles dans l’eau) : 25 minutes
  • Cheveux arrachés en mettant le bonnet : 4 millions
  • Enfilage des brassards de la petite sœur : 5 secondes
  • Temps pour rentrer dans l’ea… : on y est déjà
  • Nombre de personnes qui nous surveillent : 100 (concrètement, il n’y a pas 20 km de plage et tout le monde se connaît ou presque, donc tout le monde surveille tout le monde)
  • Sauts du plongeoir (oui c’est un étang de village mais on a quand même un plongeoir !) : 57
  • Poiriers sous l’eau : 389
  • Nombre de personnes qui m’appellent « crâne d’œuf » : zéro (mon cousin est grand et il n’est jamais bien loin…)
  • Parts de gâteau au yaourt (fait par mamie) mangées : le gâteau complet y passe
  • Temps nécessaire à ma sœur pour élaborer une idée lumineuse, toute seule de son côté, du haut de ses 5 ans : 10 secondes

Geo_Trouvetou

  • Retrait des brassards, discrètement, l’air de rien : 1 milliseconde
  • Enfilage des brassards aux CHEVILLES (elle est LÀ, l’idée lumineuse) : 1 milliseconde (on est toujours très rapide quand il s’agit de faire une connerie…)
  • Course sur l’eau pour aller le plus loin possible en marchant dessus avant de se faire engueuler (parce qu’au fond, elle sait bien que c’est une connerie. Sinon, pourquoi les parents s’obstineraient à TOUJOURS coller ces trucs aux bras, franchement ?) : 5 secondes ? A peu près… Si on compte large…
  • Renversement, triple lutz plongé et suite de la marche avec toujours les pieds sur l’eau MAIS le reste du corps un peu moins : 1 seconde
  • Trouille de sa vie : 1 seconde
  • Se faire sortir de là par un des copains qui se trouve juste à côté d’elle : immédiatement

Conclusion :

Apparemment, je ne suis pas la sœur de Jésus. C’est con, elle aurait pu multiplier les gâteaux au yaourt…

Bus Greyhound Montréal – New York City : le Koh Lanta d’Amérique du Nord

Vous avez prévu un voyage en Amérique du Nord et vous vous dites que ce serait pas mal de découvrir New York ET Montréal ? Excellente idée !
Vous vous demandez quel moyen de transport choisir pour aller de l’un à l’autre ?
Dans le sens NYC –> MTL : peu importe
En revanche, pour faire MTL –> NYC, assurez-vous une histoire un peu dingue à raconter à votre retour et optez pour le bus Greyhound : 8h de trajet et une forte probabilité de vivre une « petite aventure ». Je l’ai tenté 2 fois : 100% de réussite !

Greyhound

« Montréal – NYC en bus Greyhound » – Aventure 1

Vacances de rêves avec mes 2 meilleurs amis.
Après un petit séjour à NYC pour le Nouvel An et 15 jours passés à Montréal, il est temps de passer la nuit dans le bus pour New-York et de sauter dans l’avion pour Paris au petit matin. Le planning et un peu serré mais largement faisable.
On est 3. Je suis volontaire pour m’asseoir à côté d’un inconnu (de toutes façons je vais dormir). Durant tout le début du trajet, on discute, on plaisante mais on évite de dormir : on sait qu’il va falloir sortir à l’arrivée à la douane US.
La douane justement. Tout se passe bien jusqu’à ce que je donne mon passeport. Et là… L’attente… Le regard suspicieux de l’agent. Je n’ai pas de passeport biométrique et il ne me trouve visiblement pas dans ses fichiers. Le temps passe, ça devient un peu stressant mais je n’ai pas envie de lui montrer, d’autant plus qu’il me regarde comme si j’étais coupable d’un truc alors que j’ai juste envie de dormir (il doit être 1h du matin…).
Au bout de 10 minutes, l’air toujours aussi fermé et suspicieux, il décide enfin de desserrer les dents :

I’m not gonna bite you.

Et moi, sans me démonter, en le regardant droit dans les yeux :

I know.

(En vrai je ne faisais pas trop ma fière mais bon, il a fini par me rendre mon passeport avec un sourire en coin et j’ai pu repartir.)

Il est tard. On est KO. Le bus nous berce. On discute un peu mais on ne veut pas déranger les gens et assez rapidement, chacun écoute sa musique et commence à s’endormir. Je regarde par la fenêtre. On est arrêté sur l’autoroute car il y a un peu de monde donc bien qu’il fasse nuit, je distingue une petite colline enneigée. Je trouve ça joli. Et je m’endors….
Quand je rouvre les yeux, il fait totalement jour et la première chose que je vois, c’est… La jolie colline enneigée…. QUOI ???
Je me retourne pour voir si mes amis dorment et je les trouve tous les deux, totalement catastrophés, les yeux rivés sur moi :

— Ah ça y est, tu es réveillée ! Ça fait 6h qu’on est là et qu’on n’a pas bougé !
— SIX HEURES ??

Sachez donc, mesdames et messieurs que si les Américains sont capables d’envoyer Bruce Willis dans l’espace une fois tous les 15 jours pour détourner un astéroïde qui menace la planète, il leur faut 6 put*** d’heures pour dégager 2 voitures qui se sont rentrées dedans sur l’autoroute !!!
À ce moment-là, on est quasi certains de rater notre avion. Comme il y a le WiFi dans le bus, je demande à mon voisin s’il veut bien me prêter son ordinateur le temps d’envoyer un mail pour prévenir les gens en France, histoire que personne ne s’inquiète. Il me répond alors espagnol :

Oui, bien sûr. Mais attention, c’est un clavier QWERTY que j’ai transformé en clavier espagnol.

Ah oui d’accord. C’est donc un clavier que je ne connais pas trop à la base, transformé en un clavier que je ne connais pas du tout. Je réduis donc mon message au maximum (ça me prend quand même un temps infini) et au moment de renseigner l’adresse mail :

— Excusez-moi, où se trouve le @ ?
— Je ne sais pas, je ne l’ai jamais trouvé… Je cherche sur Google et je fais un copier-coller.

Au final, mon mail est parti, on a passé 13h dans le bus, on a traversé la gare routière de NYC en courant avec nos valises sur la tête pour sauter dans le 1er taxi venu et nous sommes arrivés à l’aéroport… Pour découvrir que le vol était retardé 🙂 Autant vous dire que dans l’avion, on a bien BIEN dormi !!

« Montréal – NYC en bus Greyhound » – Aventure 2

Pourquoi décider de REfaire le trajet en bus ? Parce que pour pas trop cher, tu vas d’un centre-ville à l’autre assez tranquillement. Enfin… Tranquillement…
Tout va bien tant que tu roules côté Canada. Il fait nuit. Tu te laisses bercer… jusqu’à l’arriver à la douane US. Et là, un type monte à bord et HURLE (en anglais, bien entendu) :
« TOUT LE MONDE DEHORS !! Vous prenez passeport et argent et vous laissez tous le reste !! »

L’espace d’un instant, tu as un peu l’impression que tu viens d’arriver à Rikers et qu’un autre type d’attend dehors avec une combi orange. Tout le monde descend et on commence à faire la queue pour le petit interrogatoire classique à base de « Pourquoi venez-vous aux Etats-Unis ? Où allez-vous dormir ? » (OUI quand on le lit, comme ça, c’est très tentant de répondre « dans ton c… » Mais quand t’es sur place, en fait non…).
On attend dans une grands salle que tout le monde soit passé. Il fait jour et les murs sont vitrés. On peut donc voir ce qui se passe dehors. On reconnait alors notre bus qui arrive. Cool ! On va pouvoir repar… Heu… Pourquoi ils sortent tous les bagages ???
Sous nos yeux, les douaniers font des passes de foot US avec nos sacs… Sauf qu’il n’y a personne pour les rattraper et qu’il s’éclatent littéralement les uns sur les autres. Et là tu vois tout de suite à la tête des gens ceux qui ont fait leurs bagages consciencieusement et ceux qui sont plutôt du genre « Mais pourquoi veux-tu que cette bouteille éclate ?? C’est moi qui porte le sac, je vais faire bien attention, ça ira ! ».
Plus le temps passe et plus le chauffeur du bus s’impatiente, se tend. Les coups de fils sur son portable s’enchaînent mais personne ne nous dit ce qui se passe…
On s’approche des vitres pour voir de plus près et là… les mecs sont en train de démonter toutes les trappes. AU TOURNE-VIS !

Hooker

Hooker armé d’un tourne-vis

J’ai tenté de prendre des photos du démontage mais des agents se sont précipités sur nous pour nous interdire de regarder.
Chouchou… Si vraiment on n’a pas le droit de regarder :
1/ Pourquoi venir démonter NOTRE bus devant NOTRE salle ??
2/ ET POURQUOI AVOIR MIS DES VITRES PLUTÔT QUE DES VRAIS MURS ??

Bref, les mecs finissent leur bricolage, embarquent le bus dans un hangar un peu plus loin (à ce stade, je me demande s’ils n’ont pas demandé à Grissom de le passer au luminol) puis reviennent et remettent les bagages dedans. Le verbe « balancer » serait même un peu plus approprié (et je ne pense pas me tromper en affirmant que ces gens n’ont jamais dépassé le 1er niveau de Tetris…)

Plus d’1h plus tard, nous repartons.
Manifestement, en plus d’être nuls en Tetris, les douaniers sont lamentables en Mecano : des morceaux s’ouvrent en route.
Mais bon, au moins on est en route…

(Vous pensiez que c’était fini ? Non non.) 30 minutes plus tard  alors qu’on se dit qu’on est tranquille jusqu’à New York, HOP, un petit ralentissement et voilà que le bus se range sur le côté. On pense d’abord à un arrêt « normal » sur une aire de repos. Les portes s’ouvrent, 2 mecs de la douanes volantes montent à bord et à :
RAISE YOUR HANDS !!

Border-patrol

La « douane-mobile »

Très franchement, je crois d’abord à une plaisanterie. Du coup je me penche dans l’allée et j’essaie de prendre une photo : GROSSE ERREUR !!!
Deuxième salve de « RAISE YOUR HANDS » !
Ok, ok, on « raise », ne vous fâchez pas comme ça.

Toujours en hurlant :

PASSEPORTS !

Forcément, tout le monde baisse les mains pour prendre ses papiers, et là :

RAISE YOUR HANDS !!

Ok, on relève…
À nouveau :

PASSEPORTS NOW !!

Re-baissage de mains….

AND THEN RAISE YOUR HANDS !!!

On a tous l’air très intelligent, vous vous en doutez.
J’aurais presque envie de chanter « Heyyyyy Macarena !! »

Le chauffeur de salle…pardon, le douanier, vérifie les papiers de tout le monde, fait flipper un pauvre québécois en repartant avec sa carte d’identité, puis revient la lui rendre sans rien dire et redescend du bus.
C’est ce moment que je choisis pour prendre tous les risques, me pencher une nouvelle fois dans l’allée au péril de ma vie et prendre LA photo souvenir de cet épisode digne d’un « New York – Police criminelle ».
En exclusivité, voici donc la photo de monsieur, lunettes de soleil à l’arrière du crâne, en pleine intervention :

Douanier_volant

Monsieur « Raise your hands »

QUAND JE VOUS DIS QU’IL FAUT FAIRE MONTRÉAL – NEW-YORK EN BUS !

Et puis une fois sur place, vous pourrez voir des choses comme ça 🙂

New-York_CentralPark

Time-square

New-York_Love

New-York

New-York_mini-snowman

Montreal

Montreal3

Crazy

Saint_Viateur

Montreal2

Si, si, la famille

On pense que les aventures n’arrivent que dans cette jungle imprévisible qu’est le monde en dehors des 4 murs de notre appart.
Ouais, c’est ça ouais…

Un soir, je reviens de la fac (au moment des faits, je vis donc encore chez mes parents) et en entrant dans le salon, je tombe sur ma maman, assez inquiète, et ma petite sœur (environ 15 ans à l’époque). Ma mère a déposé la chienne sur la table et est en train de… de…. l’ausculter ? Elle la regarde sous toutes les coutures et la manipule pour voir si elle a mal quelque part.

Moi : Qu’est-ce qu’il se passe ? Ficelle (oui, oh, ça va hein !) a un problème ?
Ma mère : Je ne sais pas, elle a perdu des poils à plusieurs endroits. Ca lui fait comme des plaques mais je ne comprends pas pourquoi.
Ma sœur : Oui, bah j’y suis pour rien !

Ouvrons une parenthèse.
Petite astuce  : ne vous justifiez JAMAIS au sujet d’un truc pour lequel on ne vous demande rien. C’est suspect. Encore plus que de dire que vous n’avez pas mangé de mille-feuilles alors que vous avez du sucre glace plein la moustache (coucou papa o/ ).
Fermons cette parenthèse.

Moi : Qu’est-ce que tu lui as fait ?
Ma sœur : Mais rien ! Je vous jure que j’ai rien fait ! On m’accuse tout le temps dans cette maison, c’est chiant ! J’en ai marre, à la fin ! C’EST.PAS.MOI.OK ?
Ma mère : Ok, ok… Mais ne crie pas comme ça ! Je l’emmène chez le véto tout de suite… Mais je te préviens, si j’y vais pour rien et que je découvre que…
Ma sœur : BON C’EST BON, CA VA, C’EST MOI….
Ma mère : Mais qu’est-ce que tu lui as fait ?!

Silence. Suspense.
Puis soudain.

Ma sœur : C’est pas ma faute ! C’est papa qui voulait pas que j’essaie la tondeuse sur sa tête ! VOILA !

On notera la logique…
En attendant, ma mère et moi avons remporté la médaille d’or du contrôle de fou rire par équipe aux J.O. du LOL de 2003 (et je regrette un peu que mon père ait été si frileux… On aurait manqué la médaille… mais on se serait bien marrées !)